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50 ANS d'action et de passion

L'Office a cinquante ans!

L'Office québécois de la langue française célèbre cette année son cinquantième anniversaire. Un demi-siècle d'actions pour enrichir et améliorer la langue française au Québec, pour en assurer le rayonnement et pour en faire la langue commune de la société dans toutes ses sphères d'activité. Un demi-siècle de passion! Pour suivre pas à pas la petite et la grande histoire de cette institution phare du Québec moderne, lisez chaque semaine notre capsule historique.


CAPSULE DU 6 AVRIL 2012


BIBLIOGRAPHIE


THÈMES DES CAPSULES PRÉCÉDENTES


SITE DE LA RÉVOLUTION TRANQUILLE

ENRICHISSEMENT DE LA LANGUE

Capsule du 6 avril 2012

Les publications de l’Office : un riche patrimoine linguistique

La volonté de vivre en français au Québec ayant été exprimée, il était indispensable que les Québécoises et Québécois disposent des outils terminologiques nécessaires pour faire du français la langue normale et habituelle du travail, des communications, du commerce et des affaires.

C'est à compter des années 70 que l'Office entreprend un travail monumental de mise au point de terminologies dûment documentées qui seront l'objet d'un nombre important de publications.

Un survol de cette abondante production illustre la diversité des domaines traités. Certaines publications touchent directement la majorité des consommateurs, par exemple le Guide de rédaction des menus et le Vocabulaire de l'habillement. D'autres ont permis un redressement linguistique spectaculaire, comme le Vocabulaire de l'automobile en quatre tomes, dont les droits de reproduction ont été acquis en Europe. De même, la Terminologie du golf a modifié le visage du secteur.
 

Norme du français écrit et parlé au Québec, 1965

Destinés à un grand nombre de travailleurs, deux ouvrages marquants méritent d'être mentionnés. Le Dictionnaire illustré des activités de l'entreprise, mégadictionnaire de 18 000 termes liés à une trentaine de domaines, dont la manutention, a été conçu en collaboration avec l'École Polytechnique de Montréal. Le magistral Dictionnaire de la robinetterie et de la tuyauterie industrielles a pour sa part été coédité par les Publications du Québec et par l'éditeur français Eyrolles.

 

Précédé en 1997 de l'indispensable Vocabulaire d'Internet, un autre ouvrage a fait preuve de créativité, de rigueur et d'innovation : il s'agit du Dictionnaire d'Internet, de l'informatique et des télécommunications.

Le monde de la gestion, des finances et des relations de travail n'est pas en reste. Mentionnons Les organigrammes, le Vocabulaire du financement immobilier, le Lexique général des assurances, le carnet Pour une convention collective... en bons termes et le Vocabulaire des relations professionnelles.

Enfin, on ne saurait passer sous silence Le français au bureau, guide vedette qui a su au fil des ans s’adapter aux besoins d’expression écrite des milieux de travail.

Ce rapide tour d’horizon révèle l’importance de la contribution de l’Office à la francisation du monde du travail et à l’actualisation de la langue d’usage. Qu’elles soient récentes ou anciennes, qu’elles s’adressent au grand public ou à une clientèle spécialisée, ces publications visaient le même objectif : favoriser la clarté du discours et valoriser la langue française. L’ensemble de ces travaux constitue un véritable patrimoine linguistique et un témoignage précieux de l’œuvre pionnière de l’Office au cours de ses cinquante premières années d’existence.

Sources

CHOLETTE, Gaston. L’Office de la langue française de 1961 à 1974 : regard et témoignage, Québec, Institut québécois de recherche sur la culture : Office de la langue française, 1993, 487 p.

DELISLE, Jean. La terminologie au Canda : histoire d’une profession, Montréal, Linguatech, c2008, xxxvi, 468 p.

OFFICE DE LA LANGUE FRANÇAISE. « Interventions sociolinguistiques et pratiques langagières : l’Office de la langue française de 1961 à 2001 », Terminogramme, numéro 101-102, hors-série, 2001.


 

Capsule du 30 mars 2012

Par tÉlÉphone, sur disquette et dans Internet

En 1991, l’Office de la langue française lance le Téléphone linguistique, offrant ainsi à un vaste public la possibilité d’obtenir à partir d’un simple appareil téléphonique à clavier, jour et nuit, des renseignements linguistiques sur les sujets les plus souvent traités au Service des consultations téléphoniques.

C'est dans la deuxième moitié des années 1980 que l'Office conçoit l'idée de regrouper sur un même support les réponses aux questions linguistiques et terminologiques les plus fréquentes. Le projet vise à faciliter l'accès à l'assistance linguistique de l'Office et à mieux répondre aux attentes des usagers. En 1991, ce système innovateur reçoit un prix du Syndicat des professionnelles et professionnels du gouvernement du Québec.

 

À l'origine, le système automatisé répond de façon concise à une centaine de questions, mais le nombre de sujets traités augmentera sans cesse au fil des ans pour atteindre plus de 200 rubriques au moment de la fermeture du Téléphone linguistique en 2007. Au départ accessible à la seule région de Montréal, le système dessert par la suite celle de Québec. Finalement, grâce à l'ajout un peu plus tard d'un numéro sans frais et avec l'arrivée de la Disquette linguistique lancée en 1993, l'ensemble de ces renseignements sont mis à la disposition des Québécoises et Québécois de toutes les régions.

 

À l'aube des années 2000, l'Office reprend un projet mis en veilleuse à la fin des années 1980 et met sur pied dans son site Internet une banque de données linguistiques portant surtout sur les questions de type rédactionnel les plus fréquemment posées. La Banque de dépannage linguistique (BDL) est mise en ligne en mars 2002. Cet outil pédagogique en constante évolution propose des réponses claires à des questions portant sur la grammaire, l'orthographe, la syntaxe, le vocabulaire, les anglicismes, la ponctuation, la typographie, les sigles, les abréviations et symboles, la nouvelle orthographe, etc.

En février 2012, la BDL compte 2532 articles. Riche d'exemples qui complètent les explications, rédigée dans une langue simple, la BDL constitue un outil linguistique à l'entière disposition des Québécoises et des Québécois, voire de tous les francophones soucieux de la qualité de leurs communications orales ou écrites.


 

Capsule du 16 février 2012

INTERVENTION LINGUISTIQUE, NORME ET USAGE

Répertoire des avis de recommandation et de normalisation

Répertoire des avis de recommandation et de normalisation émis par l'Office entre 1979 et 1989.

Chargé d'une mission de francisation par la Charte de la langue française, l'Office québécois de la langue française occupe une place unique sur l'échiquier linguistique et sociolinguistique québécois. Il intervient de façon importante sur un usage du français qui tienne compte de la réalité québécoise tout comme de l'évolution de la langue française contemporaine.

Pour mener à bien son mandat dans ce champ inédit des sciences humaines, qu'il s'agisse de travaux linguistiques et terminologiques, de consultations ou de programmes de francisation d'entreprises, l'Office s'appuie sur des politiques, des méthodes, des guides et des règles d'action qui donnent un cadre de référence à son orientation normative et à ses décisions.

Ce cadre comprend d'abord les différentes politiques linguistiques élaborées au fil des divers problèmes à résoudre. L'Énoncé d'une politique linguistique relative aux québécismes paraît ainsi en 1985. Il est suivi en 1990 de l'Énoncé de politique relative à l'emprunt de formes linguistiques étrangères, repensé et refondu en 2007 dans la Politique de l'emprunt linguistique.

En matière de féminisation des appellations de fonction et de rédaction épicène, l'Office a joué un rôle d'avant-garde et s'est prononcé ouvertement à ce sujet en 1986, en publiant notamment un premier énoncé de politique intitulé Titres et fonctions au féminin : essai d'orientation de l'usage.

Le mandat de normalisation et d'officialisation que la Charte de la langue française a confié à l'Office se traduit, pour sa part, par la publication d'avis terminologiques et linguistiques officiels qui prennent la forme de termes normalisés ou recommandés. L'Office se fonde à cet égard sur les critères d'une Politique de l'officialisation linguistique.

Sur le plan concret de l'aménagement linguistique et terminologique, l'Office recourt depuis les années 1980 à une méthodologie d'analyse et de création reconnue en terminologie, mise en œuvre et éprouvée par ses propres linguistes et terminologues.

Exploitant ses multiples expériences pour les verser méthodiquement dans des politiques et des guides de travail, l'Office s'est ainsi constitué un système d'analyse et d'action dont les fruits sont accessibles au public dans son Grand dictionnaire terminologique, sa Banque de dépannage linguistique et sa publication populaire Le français au bureau.


 

Capsule du 27 janvier 2012

NOUVELLES RÉALITÉS, NOUVELLES DÉSIGNATIONS

Néologie en marche, numéro 1

En 1973, devant le déferlement de nouveaux mots anglo-américains, l'Office de la langue française met sur pied une équipe chargée de traiter la langue générale en dépouillant de grandes publications canadiennes et américaines pour y déceler les nouveautés à nommer en français.

Commence alors la publication des cahiers Néologie en marche (série A), qui marqueront leur époque. En 1974, à la suite du Colloque international de terminologie sur l'aménagement de la néologie, la Régie de la langue française publie le Guide de travail en néologie scientifique et technique. Par la suite, afin de mieux répondre aux exigences de la francisation des entreprises, la Régie crée une deuxième équipe de néologie chargée de traiter les langues scientifiques et techniques avec la collaboration de spécialistes. La publication des cahiers Néologie en marche : Série B – langues de spécialités voit le jour. En 1979, l'Office fusionne les deux séries de cahiers et regroupe les travaux de néologie au sein d'une même équipe. Huit ans plus tard, avec le cahier no 43, se termine la belle aventure de Néologie en marche. Grosso modo, quelque 10 000 néologismes y auront été traités.

Néologie en marche, numéro 17

Ne voulant pas faire cavalier seul en matière de néologie, l'Office conjugue dès le départ ses efforts avec ceux de ses partenaires de la Francophonie. Est ainsi créé en 1974 le Réseau franco-québécois de néologie scientifique et technique, dont les travaux sont diffusés dans Néologie en marche. En 1986, le Réseau international de néologie et de terminologie (RINT), composé de partenaires canadiens, européens et africains, prend la relève. En 2000, le RINT et le Réseau international des observatoires francophones des industries de la langue fusionnent pour devenir le Réseau international francophone d'aménagement linguistique regroupant des membres d'une vingtaine d'États.

Par ses néologismes, l'Office a étendu son rayonnement dans le monde francophone. Ainsi, les termes urgentologue, podiatre et hameçonnage figurent maintenant dans des dictionnaires de langue générale, comme le Petit Robert et le Petit Larousse illustré.

CHOLETTE, Gaston. L'Office de la langue française de 1961 à 1974 : regard et témoignage, Québec, Institut québécois de recherche sur la culture : L'Office, 1993, 487 p.

DELISLE, Jean. La terminologie au Canada : histoire d'une profession, Montréal, Linguatech éditeur, c2008, xxxvi, 468 p.



Capsule du 20 janvier 2012

EMPRUNTER POUR ENRICHIR

Norme du français écrit et parlé au Québec, 1965

C'est en raison du problème récurrent au Québec de l'anglicisation des vocabulaires techniques que l'Office a toujours cru nécessaire d'intervenir pour guider l'usage des emprunts.

Les emprunts peuvent en effet contribuer à enrichir la langue emprunteuse, mais seulement dans la mesure où le procédé n'entrave pas la créativité lexicale des locuteurs et qu'il ne favorise pas l'emploi de termes étrangers au détriment d'un vocabulaire déjà disponible.




Politique de l'emprunt linguistique, 2007

Ce principe prend une importance capitale dans le projet d'aménagement linguistique québécois, dont l'objectif est d'assurer la vitalité du français au sein d'une société où le pouvoir d'attraction de l'anglais, la principale langue prêteuse, est beaucoup plus grand que celui du français.

En 1965, dans un premier document d'orientation intitulé Norme du français écrit et parlé au Québec, l'Office définit un modèle normatif qui s'appuie sur une stratégie de correction des anglicismes. Plus tard, toujours conscient des besoins d'aménagement linguistique, l'Office voit dans la définition d'une politique de l'emprunt un moyen efficace de remplir sa mission de francisation. Ainsi, en 1980, il fait connaître ses orientations d'une manière détaillée dans une politique linguistique : Énoncé d'une politique relative à l'emprunt de formes étrangères.

De l'usage de l'emprunt linguistique, 2011

 

Toutefois, si le traitement de l'emprunt a toujours été une constante de l'action de francisation de l'Office, la politique qui détermine l'acceptation ou le rejet des emprunts n'en doit pas moins faire l'objet d'une aussi constante adaptation pour garder toute son efficacité. C'est ainsi que, tirant profit de ses travaux, l'organisme étaye ses analyses et publie, en 2003, une étude fouillée sur l'acceptabilité des emprunts : Les emprunts : traitement en situation d'aménagement linguistique. Cette étude permet la définition d'une nouvelle politique de l'emprunt, officialisée en 2007, et sur laquelle se fonde l'intervention de l'organisme : Politique de l'emprunt linguistique.

Éclairé par l'expérience et la réflexion théorique, l'interventionnisme de l'Office a ainsi évolué vers une pratique plus large que la lutte contre les anglicismes des premières années. Dans une intention pédagogique, l'Office vient d'ailleurs de publier, en 2011, De l'usage de l'emprunt linguistique, un document accessible et vulgarisé sur la question de l'emprunt linguistique.



Capsule du 6 janvier 2012

L'OFFICE ET LAROUSSE : UN PARTENARIAT FRUCTUEUX

Couverture du Petit Larousse, édition 2000

La collaboration officielle entre l'Office et la maison Larousse s'est concrétisée pour la première fois dans l'édition 2000 du célèbre dictionnaire illustré.



Au-delà de son mandat public de francisation, l'Office joue un rôle actif dans la représentation de la langue française contemporaine. En proposant au Petit Larousse illustré des mots et des usages qui sont propres au français d'Amérique, l'Office enrichit le lexique général du français commun.

Au cours des années 1990, la maison Larousse entre en contact avec l'Office afin d'obtenir une révision intégrale de toutes les mentions de mots, de sens et d'emplois faisant référence au français du Canada que recèle déjà Le petit Larousse illustré. L'imposante entreprise touche des centaines de mots ou de sens du vocabulaire technique, mais également du parler usuel. Ce fructueux premier échange lexicographique débouche sur un projet de participation à l'enrichissement du contenu québécois dans Le petit Larousse.

Depuis, au rythme de quelques entrées par édition, l'Office propose, comme quelques autres participants du Québec, des mots et des sens intéressants, connus de l'ensemble des Québécois, qui nous représentent comme région francophone, qu'ils soient usuels (réalités nord-américaines, généralités, amérindianismes, archaïsmes…) ou techniques et issus de nos travaux terminologiques (foresterie, droit, sport…).

C'est ainsi qu'on trouve désormais dans le célèbre dictionnaire des mots du quotidien comme caler (s'enfoncer dans la neige, l'eau, la boue), pourvoirie (territoire de chasse et de pêche), balle-molle (sport), mousser (promouvoir), camelot (livreur du journal), poudrerie (tourbillon de neige), babiche (lanière de cuir non tanné). Nombreux sont aussi les termes proposés issus de domaines spécialisés : cédrière (arboriculture), procureur (droit), motomarine (en France : scooter des mers), cellulaire (téléphonie), physiatrie (médecine), clavardage (informatique), etc.

En pratique, cette collaboration assure la présence dans le dictionnaire de mots, de sens et d'emplois courants au Québec, les faisant ainsi connaître à l'ensemble de la francophonie. Elle confirme du même coup l'existence et la vitalité du français à l'extérieur de l'Europe. Par-dessus tout, l'Office montre ainsi que le français du Québec, comme celui de Belgique ou de Suisse romande, demeure lié notamment à ses racines françaises et que ses nombreuses innovations terminologiques participent à la modernité du français du XXIe siècle.


Capsule du 11 novembre 2011

LA COMMISSION DE TOPONYMIE ET L'OQLF :
DES MISSIONS DISTINCTES, UNE MÊME DIRECTION

Image de la couverture de Noms et Lieux du Québec, édition 1994

L'édition de 1994 du Dictionnaire illustré : Noms et lieux du Québec, ouvrage magistral de la Commission de toponymie, réédité en 2006.

L'année 2012 marquera le centième anniversaire de la gestion des noms de lieux au Québec, amorcée par la création de la Commission géographique de la province de Québec, devenue la Commission de géographie en 1920, puis la Commission de toponymie en 1977. Ce centenaire coïncide avec le cinquantième anniversaire des liens qui unissent l'Office québécois de la langue française à la Commission.

La Commission géographique de la province de Québec voit le jour le 15 novembre 1912, à la suite d'une recommandation du Premier Congrès de la langue française au Canada. Eugène Rouillard en assume le secrétariat, puis la présidence. Son mandat est de procéder à la vérification et au choix des nouveaux noms géographiques.

Par la suite, entre 1941 et 1960, les travaux de la Commission sont réalisés sous la responsabilité d'Isaïe Nantais, secrétaire, assisté du cartographe Léopold Christin. Son action est cependant rejetée dans l'ombre par la création en 1956 d'un regroupement privé, le Comité de toponymie, qui s'attribue le pouvoir de fournir des avis toponymiques au gouvernement.

Le 6 avril 1962, le gouvernement du Québec procède à la réorganisation administrative de la Commission. Jean-Marc Léger, alors directeur de l'Office de la langue française, se voit confier la présidence de l'organisme, tandis que Jean Poirier en devient le secrétaire, fonction qu'il occupera jusqu'en 1979. C'est le début de la collaboration entre les deux organismes.

La Charte de la langue française, adoptée le 26 août 1977, crée officiellement la Commission de toponymie, qui a pour mission principale d'officialiser les noms de lieux. La Commission doit notamment fournir son avis au gouvernement sur toute question que celui-ci lui soumet en la matière. Elle peut aussi prendre l'initiative de fournir son avis sur toute question toponymique qu'elle juge à propos.

La Commission de toponymie s'est imposée dans sa sphère de spécialité, non seulement au Québec, mais aussi dans les grandes instances internationales. On lui doit de nombreuses publications, dont l'Itinéraire toponymique du Saint-Laurent : ses rives et ses îles, publié en 1984, et l'ouvrage de prestige Dictionnaire illustré – Noms et lieux du Québec.



Capsule 7 octobre 2011

LES RÉSEAUX DE TERMINOLOGIE

Couverture du lexique élémentaire - à l'usage des médecinsL'Office québécois de la langue française a toujours tenu à mener ses travaux terminologiques dans un contexte de coopération internationale, qui a pris différentes formes selon les époques. La coopération bilatérale avec la France a bien sûr été à la base de ces échanges. Cependant, c'est grâce aux réseaux terminologiques que l'Office a pu rayonner le plus à l'international et acquérir une réputation unique en matière de terminologie.

Dès le début des années 70, l'Office a constaté qu'il ne pourrait pas mener à bien sa tâche de modernisation et de diffusion de la terminologie française sans recourir à la coopération des autres aires francophones. Le Réseau franco-québécois de néologie, issu du colloque international sur « L'aménagement de la néologie », à l'automne 1974, diffusera plusieurs milliers de néologismes dans Néologie en marche. Ainsi étaient jetées les bases méthodologiques du travail en néologie, toujours d'actualité.

Couverture du lexique élémentaire - à l'usage des médecinsEn 1985 à Paris, au colloque « Terminologie et technologies nouvelles », l'Office a proposé la création du Réseau international de néologie et de terminologie (RINT). Rassemblant dès 1987 plus d'une vingtaine de pays membres de l'Agence de coopération culturelle et technique (qui deviendra l'Organisation internationale de la Francophonie), le RINT a publié de nombreux ouvrages terminologiques consacrés au français et à plusieurs langues africaines et a tenu plusieurs séminaires et colloques sur les questions méthodologiques de la terminologie et sur l'aménagement terminologique.

Né en 2000 de la fusion du RINT et du RIOFIL (Réseau international des observatoires francophones des industries de la langue), dont l'Office assurait également le secrétariat général, le Réseau international francophone d'aménagement linguistique (RIFAL) s'est surtout consacré à la tenue de séminaires de formation sur l'informatisation des langues et à la diffusion d'outils de référence, notamment le moteur de recherche terminologique INVENTERM.

Couverture du lexique élémentaire - à l'usage des médecinsLa revue Terminologies nouvelles du RINT et les Cahiers du Rifal qui lui ont succédé ont publié d'importants textes de référence en terminologie et en aménagement linguistique en plus des actes des colloques organisés par ces deux réseaux.

Par ailleurs, l'Office a souhaité dès les années 90 donner une dimension multilingue à sa coopération terminologique. Il s'est ainsi associé à la création et au développement du Réseau panlatin de terminologie (REALITER) et a coordonné pour le réseau la publication de nombreux ouvrages terminologiques multilingues.


 

Capsule 30 septembre 2011

L'Office et l'Administration : une action terminologique concertÉe

La Charte de la langue française, adoptée en 1977, invitait l'Office à développer et à faire connaître les terminologies françaises utiles dans tous les domaines d'activité professionnelle au Québec, y compris dans le secteur prioritaire de l'administration publique. L'Office a donc mis sur pied les commissions ministérielles de terminologie, un mécanisme permettant à l'Administration de devenir son partenaire en matière de terminologie.

L'Office est donc intervenu auprès de plusieurs ministères pour y mettre sur pied de telles commissions, formées dans chaque cas d'un terminologue de l'Office travaillant avec des représentants ministériels et des spécialistes du domaine.

Couverture de plusieurs publications des Commissions de terminologie

Les ministères de la Santé, de l'Éducation, du Revenu, des Transports et de la Justice ont ainsi institué avec le concours de l'Office leur propre commission de terminologie avec programme de rencontres et liste de termes à traiter, d'emplois à corriger ou de concepts nouveaux à saisir, à définir et à nommer, pour enfin officialiser toutes ces décisions et les rendre obligatoires dans l'Administration par leur publication à la Gazette officielle du Québec.

Au fil des travaux, ce sont des centaines de termes validés linguistiquement puis officialisés qui ont été diffusés par les ministères dans le public au moyen de la documentation et des communications de l'État. Exemples : monitorage pour rendre l'anglais monitoring (santé), collation des grades pour éviter l'anglicisme graduation (éducation), régime de retraite comme équivalent français de pension plan (affaires sociales), niveleuse au lieu de l'anglais grader (transports), conseiller juridique plutôt qu'aviseur légal de l'anglais legal adviser (droit)…

La collaboration de l'Office avec l'administration publique a dépassé cependant le cadre des commissions ministérielles et s'est étendue à d'autres domaines de l'Administration dans des projets ponctuels d'enrichissement du vocabulaire français : Bureau de normalisation du Québec, énergie et ressources naturelles, sports et loisirs, développement économique et, plus récemment, développement durable. Tous ces importants partenariats de l'Office avec l'administration publique ont contribué à l'établissement et à l'implantation d'une terminologie française uniforme et reconnue dans les échanges entre l'État et les citoyens.


 

Capsule du 16 septembre 2011

Le franÇais sur quatre roues

À la fin des années 70, l'automobiliste québécois qui a un ennui mécanique met les brakes, tourne le steering pour se parker et ouvre le hood pour voir si ce ne serait pas un problème de spark plug ou de strap de fan. Bref, le domaine de l'automobile est très fortement anglicisé. L'Office a du pain sur la planche...

Un vaste chantier de francisation, qui touche autant l'industrie que les consommateurs, est mis en branle après l'adoption de la Charte de la langue française, en 1977. Pendant que s'amorcent les négociations auprès des grands concessionnaires et des constructeurs qui doivent franciser leur fonctionnement, une terminologue de l'Office, Anne-Marie Baudouin, poursuit les recherches qu'elle a entamées quelques années auparavant. De 1977 à 1980, l'Office publie les quatre fascicules de son Vocabulaire de l'automobile : le moteur, l'entretien et la réparation, la transmission, le châssis et la carrosserie.

Abondamment illustrés, les « Baudouin » compteront parmi les plus grands succès de librairie de l'organisme. Outre une édition en allemand, publiée par un éditeur européen en 1983, l'ouvrage donnera naissance à plusieurs produits dérivés. L'Office crée ainsi plusieurs affiches grand format, qui sont distribuées gratuitement dans les écoles de métiers, chez les constructeurs, les concessionnaires, les distributeurs de pièces, etc., ainsi que des fiches linguistiques à l'intention des employés des concessionnaires. Dans les bureaux régionaux, les animateurs mettent sur pied un jeu linguistique intitulé Le français sur quatre roues, dont ils se servent au cours de tournées dans des centres commerciaux.

Une nouvelle génération de vocabulaires succède aux « Baudouin » dans les années 90. L'Office publie trois fascicules sur la mécatronique et un vocabulaire sur le système antipollution, fruits du travail en comités de ses terminologues et de représentants de l'industrie automobile.

La terminologie de l'auto évolue constamment, la francisation des milieux de travail reste un défi complexe. Mais personne ne le niera : grâce au travail de pionnier de l'Office, le vocabulaire de l'automobile a fait du chemin au Québec!


 

Capsule du 2 septembre 2011

POUR PARLER D'ELLES

Louis-Jean Rousseau

Titres et fonctions au féminin : essai d'orientation de l'usage (1986)

Dans la francophonie, c'est d'abord et surtout au Québec que les noms de fonctions au féminin se sont répandus et qu'on s'est soucié de donner une égale visibilité aux hommes et aux femmes dans les textes. Ce besoin d'expression, qui a une origine socioprofessionnelle, possède bien sûr une composante linguistique. C'est ce qui a amené l'Office, dès 1979, à faire des propositions susceptibles d'orienter l'usage en cette matière.

Comme divers milieux de travail réclamaient des appellations au féminin pour désigner toutes les professions, l'Office québécois de la langue française a ainsi recommandé, dans un premier avis daté de 1979, l'utilisation « dans tous les cas possibles » des formes féminines. Administrations, universités, entreprises ont publié les listes de leurs appellations d'emplois et de fonctions au féminin, en se basant sur les travaux de l'Office.

Louis-Jean Rousseau

Au féminin (1991)

En 1986 paraît Titres et fonctions au féminin : essai d'orientation de l'usage. L'Office y présente les règles habituelles de formation du féminin, passe en revue les cas incertains, présente des solutions ainsi qu'une liste d'appellations. On y analyse notamment le cas des noms qui se terminent en –euse et qui suscitent des réticences, en raison surtout de la valeur dépréciative souvent associée à cette finale, utilisée à l'occasion pour désigner des outils ou des machines. En abordant la question sous l'angle de la grammaire et de la morphologie, l'ouvrage de l'Office fournira un outil pratique d'enrichissement lexical. Par ricochet, il montrera aussi que les empêchements à la féminisation étaient autant, sinon plus, de nature psychosociale que linguistique.

Louis-Jean Rousseau

Avoir bon genre à l'écrit (2006)

Nouvelle étape de la féminisation, la représentation des femmes dans les textes fait l'objet de réflexions et de travaux qui se concrétisent dans des guides de rédaction : Au féminin, publié en 1991 sous la direction de Monique Biron, et Avoir bon genre à l'écrit, de Pierrette Vachon-L'Heureux et Louise Guénette, paru en 2006. On y conseille d'adopter ce qu'on nomme désormais la « rédaction épicène ». Cette pratique fait appel à une variété de procédés d'écriture, dont l'emploi de diverses structures syntaxiques et de formulations neutres. La grammaticalité et l'intelligibilité sont ainsi assurées, de même que la clarté, la cohérence et la précision, qualités textuelles indispensables.


 

Capsule du 29 juillet 2011

DÉLIMA ET SES DESCENDANTS

Recueil de chroniques avec Délima

Délima et ses proches ont fait connaître l'Office à des milliers de Québécois.
Illustrations : Raoul Hunter.

En 1973, un personnage féminin dessiné par le caricaturiste Raoul Hunter fait son apparition dans les journaux du Québec. Elle s'appelle Délima, elle a de la repartie, du bon sens, et elle se bat avec opiniâtreté pour corriger le langage de ses proches. Basée sur des textes du terminologue Louis-Paul Béguin, la série Délima inaugure avec humour ce qui deviendra une riche tradition à l'Office québécois de la langue française : les chroniques de langue.

Anglicismes lexicaux ou syntaxiques, prononciation, orthographe, néologie, étymologie, vocabulaire général ou termes spécialisés : les chroniques de l'Office abordent de multiples faits de langue. Jusqu'au milieu des années 90, les linguistes des bureaux régionaux sont sans contredit au cœur de cette vaste production qui sensibilise la population aux questions de langue. Mettant à profit leurs relations avec la presse écrite et la radio, ils rédigent et diffusent au fil des années plusieurs centaines de billets regroupés dans des rubriques telles que Nota, Et les mots pour le dire, Je pense, donc je dis. La voix des linguistes de l'Office — Monique Bisson dans l'Outaouais, Claude Demers en Gaspésie, Hubert Troestler au Saguenay—Lac-Saint-Jean, pour ne nommer que ceux-là — deviendra familière aux auditeurs des régions, voire du Canada tout entier : c'est le cas de Noëlle Guilloton, du Service des consultations de l'Office, qui, de 1989 à 1996, tient une chronique à la radio FM de Radio-Canada.

Les sujets sont puisés directement dans l'actualité : lire les chroniques de l'Office, c'est passer en revue l'histoire sociale et culturelle du Québec. Dans les années 70, on parle de microsillons, d'animaleries et de centres commerciaux. Les années 80 voient apparaître les personnes-ressources, les séminaires et la féminisation des noms de métiers. À la fin du millénaire, on traite des remue-méninges, de la mode des épinglettes, des vélos de montagne. Et bien sûr, de ces technologies qui viennent de faire irruption dans la vie quotidienne : courriel, hyperliens, cybercafés et autres vocables nouveau-nés.

Autres temps, autres mœurs. De nos jours, Délima consulterait les chroniques Web de l'Office, tiendrait un blogue et enverrait des microbillets à tout venant…

Quelques recueils de chroniques

BÉGUIN, Louis-Paul. Les aventures illustrées de Délima, Montréal, Éditions Bergeron, 1982, 79 p.

GAUTHIER, Marie-Hélène. Je pense, donc je dis : recueil de chroniques linguistiques, Saint-Laurent [Québec], DicoRobert, c1994, 148 p.

GUILLOTON, Noëlle. Mots pratiques, mots magiques : 140 questions de langue au fil des saisons, Sainte-Foy [Québec], Les publications du Québec, c1997, 250 p.

LESSARD, Denys et autres. Le français quotidien : du personnel de secrétariat, des gestionnaires, des communicateurs et communicatrices, Québec, Publications du Québec, c1990, xi, 92 p. (Cahiers de l'Office de la langue française).

SAINTONGE, Michel, Claude DEMERS et Normand MAILLET. Bien écrire son français, [Québec], Office de la langue française ; Montréal, Quebecor, c1994, 253 p.



Capsule du 24 juin 2011

SUIVEZ LE GUIDE!

Édition zéro du FAB

L'ancêtre du Français au bureau, réalisé par les bureaux régionaux de Sherbrooke, Gatineau, Trois-Rivières, Amos et Chicoutimi.

Si l'Office québécois de la langue française a 50 ans, son guide linguistique a quant à lui franchi la quarantaine! Le français au bureau, qui a vu le jour en 1971 sous la forme d'un livret de 16 pages aux illustrations naïves, est devenu au fil des éditions un véritable succès de librairie, une « bible » même disent certains, en matière de correspondance et de conseils linguistiques.

Depuis l'édition « zéro », six autres ont été publiées, de plus en plus complètes. La première édition officielle remonte à 1977. En 112 pages, Hélène Cajolet-Laganière, linguiste au bureau régional de Sherbrooke, abordait les règles et les usages de la correspondance et de la typographie, ainsi que le vocabulaire du bureau. La deuxième édition, publiée en 1982, et la troisième, de 1988, ont continué à prendre de l'ampleur. La notoriété de l'ouvrage croît proportionnellement au nombre des sujets qu'il traite, et il devient un manuel indispensable aussi bien au personnel de secrétariat qu'aux enseignantes et aux élèves des techniques administratives. Enrichi par les consultations linguistiques demandées par le public, Le français au bureau répond avec clarté et précision aux questions les plus fréquentes que se posent celles et ceux qui écrivent dans le cadre de leurs fonctions.

FAB - première édition

Première édition officielle, publiée en 1977

La quatrième édition, publiée en 1996, compte 400 pages et adopte, outre une nouvelle structure, une présentation améliorée, dans une reliure cartonnée convenant à son statut d'outil de référence. Destiné au grand public et au personnel de l'entreprise aussi bien que de l'Administration, Le français au bureau fait désormais bonne figure dans la panoplie documentaire, à côté des dictionnaires et des grammaires. Le vocabulaire illustré est en couleurs, une section touche la toponymie, et la liste des féminins est largement augmentée, entre autres ajouts. Noëlle Guilloton, terminologue agréée, dirige la rédaction de cette édition ainsi que des deux suivantes : la cinquième édition en 2000 et la sixième en 2005, réalisée avec la terminologue Martine Germain. Plusieurs autres spécialistes de l'Office et de la Commission de toponymie ont également contribué au cours des années à la réalisation de cet indispensable compagnon linguistique.




Capsule du 17 juin 2011

LA BANQUE DE TERMINOLOGIE DU QUÉBEC

Kiosque de démonstration de la BTQ

Kiosque de démonstration de la BTQ en 1983.

Le 6 décembre 1973, l'Office de la langue française lance officiellement les activités de la Banque de terminologie du Québec (BTQ), destinée à regrouper sous forme numérique l'ensemble des termes spécialisés qu'il produit depuis sa création, ainsi que la terminologie de grands organismes extérieurs. Objectif : un million de fiches en 15 ans!

La BTQ dispose alors d'un effectif d'environ 35 personnes composé de terminologues et de techniciens. Les conditions matérielles sont précaires : les bureaux de carton ne soutiennent même pas le poids des lourds dictionnaires... Tandis que les spécialistes du ministère de l'Éducation s'emploient à informatiser les données, l'Office se consacre aux terminologies communes à toutes les entreprises, laissant à ces dernières le soin d'élaborer les terminologies qui leur sont propres. Les débuts de la BTQ sont marqués par le stockage massif de données. Plus de 100 000 fiches sont ainsi mises en mémoire électronique au cours de la première année.

Fiche terminologique

Cette fiche, remplie à la main par les terminologues, était ensuite transmise à l'équipe de la saisie.

En juin 1977, la BTQ est officiellement mise en service. D'abord accessible à l'interne seulement, elle est offerte en 1980 par terminal et modem aux entreprises et organismes établis au Québec, qui s'y abonnent selon un taux horaire ou avec des crédits obtenus en échange de fiches de terminologie.

L'interrogation de la BTQ devient de plus en plus conviviale et le nombre d'abonnés augmente sans cesse. En 1994, signe des temps, l'Office décide d'offrir la BTQ sous forme de cédérom, le DOC-BTQ, qui, moyennant un abonnement annuel, offre trois fichiers (Terminologie, Sources et Inventaire), ainsi que Le français au bureau. À la fin des années 90, après l'adoption d'une nouvelle politique éditoriale et promotionnelle, la BTQ cède la place au Grand dictionnaire terminologique (GDT). Un nouveau fournisseur en assurera une distribution internationale à la fois sur cédérom et dans Internet.

En septembre 2000, le GDT se démocratise : tous les internautes y ont désormais accès gratuitement. Aujourd'hui, le GDT, qui touche 200 domaines d'activité, fait l'objet de 54 millions de consultations par année et il sert de base à la Banque de terminologie multilingue.

Terminologie : ensemble de termes appartenant à des domaines de spécialité aussi divers que la gestion, l'informatique, l'alimentation ou la géologie.




Capsule du 20 mai 2011

SERVICE DES CONSULTATIONS, BONJOUR!

La terminologue Diane Lambert-Tesolin

La terminologue Diane Lambert-Tesolin, à l'œuvre en 1985.

Afin de remplir la mission qui lui est confiée de corriger et d'enrichir la langue française au Québec, l'Office de la langue française met en place en 1962 un service téléphonique gratuit de consultations. Il compte ainsi répondre aux multiples questions grammaticales, lexicales ou typographiques que lui soumettent l'Administration, le milieu de l'éducation, les traducteurs, rédacteurs, journalistes, publicitaires et le grand public.

La popularité de ce service unique en son genre ne cessera de croître au fil des années. De 2 000 en 1963-1964, le nombre de consultations décuple quatre ans plus tard. À la fin des années 80 et au début des années 90, ce nombre dépassera même les 100 000 questions. Ouvert à tous et apprécié, le service contribuera à établir auprès du public une image de marque très positive de l'Office.

Comment accorder ce participe? Utilise-t-on la majuscule ici? Comment adresser cette lettre? Que signifie tel terme? Comment se nomme cette chose en français? Connaissez-vous ce mot qui est introuvable dans les dictionnaires? Vous pouvez me reformuler cette phrase en « bon français »? Toutes les questions de langue imaginables deviennent autant de défis de recherche et de solution pour l'équipe des consultants de l'Office.

Pour répondre à ses usagers, le service des consultations comptera sur une riche documentation, sur des spécialistes internes comme externes et, à partir de 1976, sur la Banque de terminologie du Québec, qui deviendra Le grand dictionnaire terminologique. Tarifé depuis 1996, le service demeure toujours accessible à quiconque souhaite discuter personnellement avec un des spécialistes de l'équipe.




Capsule du 6 mai 2011

L'OFFICE À L'AUBE DES ANNÉES 70

Publications de l'Office

Quelques publications de l'Office
diffusées en 1970.

Au cours de ses huit premières années d'existence, l'Office de la langue française se consacre à la correction et à l'enrichissement de la langue parlée et écrite. Ces activités pionnières en matière de terminologie, de linguistique et de sociolinguistique serviront de base à la réorientation qui s'amorce en 1969, lorsque l'Office reçoit le mandat de franciser les milieux de travail
du Québec.

Durant cette période, l'Office concentre ses efforts sur la promotion d'un français de qualité dans l'Administration, les établissements d'enseignement, les sociétés et les médias, en publiant notamment le bulletin Mieux dire, les feuillets Guide de terminologie ainsi que les cahiers Norme du français parlé et écrit au Québec et Canadianismes de bon aloi. Inaugurant une pratique qui marquera l'histoire de la francisation tout comme celle de la terminologie, l'Office publie plusieurs ouvrages, dont le Vocabulaire des assurances sociales et le Vocabulaire anglais-français de l'alimentation.

La langue anglaise imprègne tous les milieux, et la tâche est immense : le rapport annuel de l'exercice 1969-1970 en témoigne. Cette année-là, l'Office entreprend la rédaction de vocabulaires spécialisés dans les domaines suivants : vêtement, poissons, boucherie et charcuterie, épicerie, audiovisuel, golf, baseball, astronautique, automobile, industrie papetière et appellations d'emploi. Il mène aussi des enquêtes sur la situation du français dans le monde des assurances, s'interroge sur le rôle de la publicité, met en place les premiers bureaux régionaux.

Au cours de sa première décennie, la petite équipe de l'Office révise également, à titre gracieux, une multitude de textes administratifs, commerciaux et publicitaires.

Enfin, les membres de la Commission consultative de l'Office, qui agit à titre de comité scientifique, abattent pendant cette période un travail impressionnant : définition de la norme du français, analyse des recherches subventionnées par l'Office, examen d'ouvrages, etc.




Capsule du 8 avril 2011

CORRIGER ET ENRICHIR

Bulletin Mieux dire - Octobre 1964

Bulletin Mieux dire - Octobre 1964

Créé au printemps 1961, c'est le 2 avril 1962 que l'Office commence ses activités de correction et d'enrichissement de la langue parlée et écrite. Il a alors un rôle consultatif et dispose d'un effectif de trois personnes.

Au cours des premières années, l'Office consacre ses efforts à établir une norme du français écrit et parlé, c'est-à-dire un ensemble de principes définissant l'usage qui sera valorisé. À cet égard, il forme une commission consultative composée de quatre éminents professeurs du Département de linguistique de l'Université Laval. Cette collaboration permet de définir la « doctrine » de l'Office : « cap sur le français international, promotion des canadianismes de bon aloi, lutte contre les anglicismes [...], normalisation de la langue au Québec et intervention de l'État pour mettre en œuvre une politique globale de la langue [...]. » C'est dans ce contexte que l'Office publie notamment le bulletin Mieux dire, les feuillets Guide de terminologie et le cahier Norme du français écrit et parlé au Québec. Pendant ces mêmes années, l'Office s'intéresse aussi à l'étiquetage des produits, aux raisons sociales, à l'affichage public et à la publicité commerciale.

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Date de la dernière mise à jour : 27 janvier 2012
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