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50 ANS d'action et de passion

L'Office a cinquante ans!

L'Office québécois de la langue française célèbre cette année son cinquantième anniversaire. Un demi-siècle d'actions pour enrichir et améliorer la langue française au Québec, pour en assurer le rayonnement et pour en faire la langue commune de la société dans toutes ses sphères d'activité. Un demi-siècle de passion! Pour suivre pas à pas la petite et la grande histoire de cette institution phare du Québec moderne, lisez chaque semaine notre capsule historique.


BIBLIOGRAPHIE


THÈMES DES CAPSULES PRÉCÉDENTES


SITE DE LA RÉVOLUTION TRANQUILLE

Capsule du 6 avril 2012

Les publications de l’Office : un riche patrimoine linguistique

La volonté de vivre en français au Québec ayant été exprimée, il était indispensable que les Québécoises et Québécois disposent des outils terminologiques nécessaires pour faire du français la langue normale et habituelle du travail, des communications, du commerce et des affaires.

C'est à compter des années 70 que l'Office entreprend un travail monumental de mise au point de terminologies dûment documentées qui seront l'objet d'un nombre important de publications.

Un survol de cette abondante production illustre la diversité des domaines traités. Certaines publications touchent directement la majorité des consommateurs, par exemple le Guide de rédaction des menus et le Vocabulaire de l'habillement. D'autres ont permis un redressement linguistique spectaculaire, comme le Vocabulaire de l'automobile en quatre tomes, dont les droits de reproduction ont été acquis en Europe. De même, la Terminologie du golf a modifié le visage du secteur.
 

Norme du français écrit et parlé au Québec, 1965

Destinés à un grand nombre de travailleurs, deux ouvrages marquants méritent d'être mentionnés. Le Dictionnaire illustré des activités de l'entreprise, mégadictionnaire de 18 000 termes liés à une trentaine de domaines, dont la manutention, a été conçu en collaboration avec l'École Polytechnique de Montréal. Le magistral Dictionnaire de la robinetterie et de la tuyauterie industrielles a pour sa part été coédité par les Publications du Québec et par l'éditeur français Eyrolles.

 

Précédé en 1997 de l'indispensable Vocabulaire d'Internet, un autre ouvrage a fait preuve de créativité, de rigueur et d'innovation : il s'agit du Dictionnaire d'Internet, de l'informatique et des télécommunications.

Le monde de la gestion, des finances et des relations de travail n'est pas en reste. Mentionnons Les organigrammes, le Vocabulaire du financement immobilier, le Lexique général des assurances, le carnet Pour une convention collective... en bons termes et le Vocabulaire des relations professionnelles.

Enfin, on ne saurait passer sous silence Le français au bureau, guide vedette qui a su au fil des ans s’adapter aux besoins d’expression écrite des milieux de travail.

Ce rapide tour d’horizon révèle l’importance de la contribution de l’Office à la francisation du monde du travail et à l’actualisation de la langue d’usage. Qu’elles soient récentes ou anciennes, qu’elles s’adressent au grand public ou à une clientèle spécialisée, ces publications visaient le même objectif : favoriser la clarté du discours et valoriser la langue française. L’ensemble de ces travaux constitue un véritable patrimoine linguistique et un témoignage précieux de l’œuvre pionnière de l’Office au cours de ses cinquante premières années d’existence.

Sources

CHOLETTE, Gaston. L’Office de la langue française de 1961 à 1974 : regard et témoignage, Québec, Institut québécois de recherche sur la culture : Office de la langue française, 1993, 487 p.

DELISLE, Jean. La terminologie au Canda : histoire d’une profession, Montréal, Linguatech, c2008, xxxvi, 468 p.

OFFICE DE LA LANGUE FRANÇAISE. « Interventions sociolinguistiques et pratiques langagières : l’Office de la langue française de 1961 à 2001 », Terminogramme, numéro 101-102, hors-série, 2001.


 

Capsule du 30 mars 2012

Par tÉlÉphone, sur disquette et dans Internet

En 1991, l’Office de la langue française lance le Téléphone linguistique, offrant ainsi à un vaste public la possibilité d’obtenir à partir d’un simple appareil téléphonique à clavier, jour et nuit, des renseignements linguistiques sur les sujets les plus souvent traités au Service des consultations téléphoniques.

C'est dans la deuxième moitié des années 1980 que l'Office conçoit l'idée de regrouper sur un même support les réponses aux questions linguistiques et terminologiques les plus fréquentes. Le projet vise à faciliter l'accès à l'assistance linguistique de l'Office et à mieux répondre aux attentes des usagers. En 1991, ce système innovateur reçoit un prix du Syndicat des professionnelles et professionnels du gouvernement du Québec.

 

À l'origine, le système automatisé répond de façon concise à une centaine de questions, mais le nombre de sujets traités augmentera sans cesse au fil des ans pour atteindre plus de 200 rubriques au moment de la fermeture du Téléphone linguistique en 2007. Au départ accessible à la seule région de Montréal, le système dessert par la suite celle de Québec. Finalement, grâce à l'ajout un peu plus tard d'un numéro sans frais et avec l'arrivée de la Disquette linguistique lancée en 1993, l'ensemble de ces renseignements sont mis à la disposition des Québécoises et Québécois de toutes les régions.

 

À l'aube des années 2000, l'Office reprend un projet mis en veilleuse à la fin des années 1980 et met sur pied dans son site Internet une banque de données linguistiques portant surtout sur les questions de type rédactionnel les plus fréquemment posées. La Banque de dépannage linguistique (BDL) est mise en ligne en mars 2002. Cet outil pédagogique en constante évolution propose des réponses claires à des questions portant sur la grammaire, l'orthographe, la syntaxe, le vocabulaire, les anglicismes, la ponctuation, la typographie, les sigles, les abréviations et symboles, la nouvelle orthographe, etc.

En février 2012, la BDL compte 2532 articles. Riche d'exemples qui complètent les explications, rédigée dans une langue simple, la BDL constitue un outil linguistique à l'entière disposition des Québécoises et des Québécois, voire de tous les francophones soucieux de la qualité de leurs communications orales ou écrites.


 

Capsule du 23 mars 2012

LA RECHERCHE SOCIOLINGUISTIQUE

L’État et la planification linguistique

Les recherches et la réflexion sur la situation de la langue française au Québec ont, depuis sa création, alimenté, enrichi, orienté les travaux, les décisions et les interventions de l'Office québécois de la langue française.

Au cours des années 1950 et 1960, un éveil d'ordre culturel, des congrès et des études mettent à l'ordre du jour l'importance de la langue française sur le plan sociopolitique. Notons le Congrès de la refrancisation (1957) et le Livre blanc sur les affaires culturelles, publié en 1965. Plus méthodiques, la Commission royale d'enquête sur l'enseignement dans la province de Québec, dite commission Parent (1963-1964), la Commission royale d'enquête sur le bilinguisme et le biculturalisme au Canada (1963-1971), et enfin la commission d'enquête connue sous le nom de commission Gendron (1973), dressent de leur côté un portrait plus complet et plus précis de la situation de la langue française au Québec, portrait qui servira de fondement aux lois linguistiques ultérieures.

 

Norme du français écrit et parlé au Québec, 1965

Le processus de francisation dans une entreprise montréalaise : une analyse sociolinguistique

Devant ces constats, l'Office prend conscience de la nécessité de disposer d'un service interne pour étudier de façon générale la relation entre la langue et la société qui l'utilise, et plus particulièrement les retombées de la mise en application des politiques linguistiques. En 1974 est créée la Direction de la recherche et de l'évaluation, chargée de commander les études et les recherches jugées utiles ou nécessaires à l'accomplissement de la mission de l'organisme. C'est dans le contexte des travaux de cette direction que l'on s'intéresse aux composantes du processus de francisation de l'entreprise, à la mise en œuvre des programmes de francisation et à l'implantation de la terminologie.

 

Évolution de la présence francophone parmi les hauts dirigeants des grandes entreprises québécoises entre 1976 et 1982

En 1977, à l'adoption de la Charte de la langue française, cette direction reçoit en priorité le mandat de fournir à l'Office les données indispensables à la planification, à l'implantation et à l'évaluation de ses interventions.

En 2002, une nouvelle responsabilité est confiée à l'Office : surveiller l'évolution de la situation linguistique au Québec, notamment en ce qui a trait à l'usage et au statut du français ainsi qu'au comportement et aux attitudes des différents groupes linguistiques. Pour mener à bien ce mandat, l'organisme réoriente ses travaux de recherche et d'évaluation et le Comité de suivi de la situation linguistique, composé notamment d'experts en démographie ou en sociolinguistique, est mis sur pied.

 

 


 

Capsule du 16 mars 2012

JOYEUSE FRANCOFÊTE!

La Francofête

Depuis 1997, la Francofête, célébration du français et de la francophonie, rassemble les Québécoises et les Québécois sous le signe de la volonté et du plaisir de vivre en français.

La Francofête s'inscrit dans une longue tradition de promotion de la langue française. Dès 1979, les bureaux régionaux de l'Office organisent une Semaine du français destinée à informer la population des services de francisation qui lui sont offerts et des dispositions de la Charte de la langue française.

En 1988, l'Office s'associe au Conseil pédagogique interdisciplinaire du Québec (CPIQ), qui tient dans les écoles une Semaine du français dans l'éducation. Deux ans plus tard, l'Office organise à son tour une Semaine du français au travail au cours de laquelle il décerne ses premiers Mérites. En 1993, l'Union des artistes se joint à l'Office et au CPIQ. Les Semaines du français ont le vent dans les voiles, et chaque année, le programme des festivités s'enrichit de nouveaux concours, d'activités publiques et de remises de prix.

Affiche de la Francofête 2003

La Francofête voit le jour en 1997, à l'occasion du vingtième anniversaire de la Charte de la langue française. Depuis, l'Office québécois de la langue française et ses partenaires mettent le français en valeur aux quatre coins du Québec. En décernant les Mérites du français et les prix Francopub, l'Office récompense des publicités ainsi que des initiatives provenant de différents milieux de travail. Grâce au projet des Francovilles, lancé de concert avec l'Association Québec-France, la Francofête a favorisé des échanges culturels entre des villes françaises et québécoises. Elle a aussi donné lieu à des manifestations publiques d'envergure, telles que la Dictée des Amériques, et a été parrainée au fil des ans par diverses personnalités québécoises, dont Marc Favreau, Clémence DesRochers, Jean-Luc Brassard, Yves Jacques et Laurence Jalbert.

Enfin, c'est à l'initiative de l'Office et de la Délégation générale à la langue française et aux langues de France que les dix mots qui signent la Francofête sont chaque année choisis en collégialité par le Québec, la France, la Fédération Wallonie-Bruxelles, la Suisse romande et l'Organisation internationale de la Francophonie.

Longue vie à la Francofête!

Date de la dernière mise à jour : 4 février 2012
Québec
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