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50 ANS d'action et de passion

L'Office a cinquante ans!

L'Office québécois de la langue française célèbre cette année son cinquantième anniversaire. Un demi-siècle d'actions pour enrichir et améliorer la langue française au Québec, pour en assurer le rayonnement et pour en faire la langue commune de la société dans toutes ses sphères d'activité. Un demi-siècle de passion! Pour suivre pas à pas la petite et la grande histoire de cette institution phare du Québec moderne, lisez chaque semaine notre capsule historique.


CAPSULE DU 6 AVRIL 2012


BIBLIOGRAPHIE


THÈMES DES CAPSULES PRÉCÉDENTES


SITE DE LA RÉVOLUTION TRANQUILLE

PROMOTION DU FRANÇAIS

Capsule du 16 mars 2012

JOYEUSE FRANCOFÊTE!

La Francofête

Depuis 1997, la Francofête, célébration du français et de la francophonie, rassemble les Québécoises et les Québécois sous le signe de la volonté et du plaisir de vivre en français.

La Francofête s'inscrit dans une longue tradition de promotion de la langue française. Dès 1979, les bureaux régionaux de l'Office organisent une Semaine du français destinée à informer la population des services de francisation qui lui sont offerts et des dispositions de la Charte de la langue française.

En 1988, l'Office s'associe au Conseil pédagogique interdisciplinaire du Québec (CPIQ), qui tient dans les écoles une Semaine du français dans l'éducation. Deux ans plus tard, l'Office organise à son tour une Semaine du français au travail au cours de laquelle il décerne ses premiers Mérites. En 1993, l'Union des artistes se joint à l'Office et au CPIQ. Les Semaines du français ont le vent dans les voiles, et chaque année, le programme des festivités s'enrichit de nouveaux concours, d'activités publiques et de remises de prix.

Affiche de la Francofête 2003

La Francofête voit le jour en 1997, à l'occasion du vingtième anniversaire de la Charte de la langue française. Depuis, l'Office québécois de la langue française et ses partenaires mettent le français en valeur aux quatre coins du Québec. En décernant les Mérites du français et les prix Francopub, l'Office récompense des publicités ainsi que des initiatives provenant de différents milieux de travail. Grâce au projet des Francovilles, lancé de concert avec l'Association Québec-France, la Francofête a favorisé des échanges culturels entre des villes françaises et québécoises. Elle a aussi donné lieu à des manifestations publiques d'envergure, telles que la Dictée des Amériques, et a été parrainée au fil des ans par diverses personnalités québécoises, dont Marc Favreau, Clémence DesRochers, Jean-Luc Brassard, Yves Jacques et Laurence Jalbert.

Enfin, c'est à l'initiative de l'Office et de la Délégation générale à la langue française et aux langues de France que les dix mots qui signent la Francofête sont chaque année choisis en collégialité par le Québec, la France, la Fédération Wallonie-Bruxelles, la Suisse romande et l'Organisation internationale de la Francophonie.

Longue vie à la Francofête!


 

Capsule du 2 mars 2012

LA PETITE HISTOIRE DES PRIX FRANCOPUB

Logo des Prix Francopub

En 1998, à l'occasion de la Francofête, l'Office québécois de la langue française décerne pour la première fois des prix aux publicitaires qui se distinguent par la qualité du français dans leurs créations. C'est l'acte de naissance des prix Francopub.

Les premières distinctions honorifiques que remet l'Office québécois de la langue française pour le français dans la publicité portent le nom de Jacques Bouchard, président et fondateur du Publicité-Club de Montréal. Considéré à juste titre comme le père de la publicité québécoise, il a su faire vibrer la corde sensible des Québécois par des campagnes percutantes et des slogans qui se rappellent fidèlement à notre mémoire collective. Ouverts à tous les publicitaires qui mettent en valeur la langue française, les prix Jacques-Bouchard comportent alors cinq catégories : radio, télévision, imprimé, Internet et slogan ou signature. En 2004, l'Office cède la dénomination « Jacques-Bouchard » au Publicité-Club de Montréal, qui l'intègre à ses « prix Hommage ».

Logo des Prix Francopub

L’humoriste Guy Nantel, animateur de la cérémonie des prix Francopub 2008, en compagnie du comédien Yves Jacques, alors porte-parole de la Francofête.

L'année suivante, l'Office relance son concours et le rebaptise « Francopub » afin de souligner qu'il se déroule pendant la Francofête, célébration annuelle du français et de la francophonie dont l'organisme est le maître d'œuvre. Pour la première fois, le grand public est invité à voter pour les publicités en français de son choix, parmi celles qui respectent les critères linguistiques établis. Les prix Francopub prennent ainsi leur envol, conciliant trois objectifs : rappeler aux publicitaires l'importance d'écrire des messages qui mettent en valeur la langue française; inciter les annonceurs à commander des campagnes qui reflètent un souci de maîtrise de la langue et amener les consommateurs à apprécier les publicités qui exploitent les richesses du français.

En 2009, l'Office jumelle les prix Francopub avec la bourse Serges-Tougas. Cette récompense, destinée aux rédacteurs publicitaires de 35 ans ou moins, vise à encourager la relève. On se souviendra que Serges Tougas, décédé en 2007, a signé des campagnes qui ont fait leur marque dans le paysage publicitaire québécois. Depuis, la Soirée des Mérites et des prix Francopub, moment culminant de la Francofête, présente chaque année le fruit de la rencontre entre la créativité des publicitaires québécois et l'expressivité de la langue française.


 

Capsule du 24 février 2012

COMMUNIQUER POUR MIEUX INFORMER

Pour renforcer sa mission globale de francisation, l'Office québécois de la langue française a mené, au fil du temps, plusieurs campagnes d'information destinées au grand public ou à différents groupes cibles.

Brochure

À l'automne 1980, l'Office déclenche une vaste opération de francisation des raisons sociales auprès des entreprises et des commerces. À la suite de cette démarche, le Service des consultations reçoit et traite plusieurs milliers de demandes d'aide à la francisation et publie la brochure Les raisons sociales, qui consigne les règles à respecter pour créer ces dénominations.

L'automne suivant, la campagne d'information Afficher en français, c'est bien normal! rappelle les dispositions de la Charte de la langue française en matière d'affichage public. Cette campagne, qui fait aussi la promotion de la qualité du français, est largement diffusée dans les médias. La brochure 101 expressions à corriger, publiée par l'Office à cette occasion, remporte un vif succès.

Phylactère : J'achète en français

Au cours de la dernière décennie, l'affirmation des droits linguistiques des consommateurs québécois a fait l'objet de trois grandes campagnes de sensibilisation. J'achète en français, Ici, on commerce en français et Merci de me servir en français visent à rappeler aux commerçants et aux consommateurs d'utiliser le français comme langue d'accueil et de service au Québec.

Ici, on commerce en français

L'année 2009 marque l'entrée en vigueur d'une entente intervenue entre l'Office et l'Association canadienne du logiciel de divertissement au sujet de l'offre de jeux vidéo en français. Sur le thème Enfin, on peut jouer en français, la promotion faite sur le Web, à la radio et dans les imprimés rappelle que tous les nouveaux jeux vidéo vendus au Québec doivent être offerts en français s'il en existe une version française ailleurs dans le monde.

Plus récemment, préoccupé par la multiplication, dans l'affichage des noms d'entreprise, des marques de commerce tirées d'une autre langue que le français, l'Office a lancé la campagne Respect de la loi, dans le but d'amener les entreprises installées au Québec à se conformer à la lettre et à l'esprit de la Charte de la langue française.

 


 

Capsule du 9 décembre 2011

L'OFFICE DANS LE CYBERESPACE

Couverture de la Terminologie de l'informatique

La page d'accueil du site de l'Office en 1997.

En mars 1996, l'Office québécois de la langue française lance officiellement dans le cyberespace son premier site Internet, conçu à l'aide de logiciels en langue française. Grâce à cette nouvelle technologie, qui va révolutionner le monde des communications, l'Office entend dynamiser l'information sur la langue officielle du Québec, en promouvoir la richesse et l'usage et concrétiser ses liens avec d'autres organismes francophones présents dans le cybermonde.

La première version du site de l'Office est relativement modeste : on y trouve la Charte de la langue française et ses règlements, le titre des publications de l'Office ainsi qu'un lien pour les commander, le Vocabulaire d'Internet et les textes de la Disquette linguistique, répertoire de capsules portant sur des questions de grammaire et d'orthographe. S'y ajoutent, un an plus tard, l'organigramme de l'Office, des renseignements sur les activités de l'organisme, sur les technologies de l'information et sur la situation de la langue française au Québec, la liste des services et des outils offerts ainsi que des chroniques linguistiques.

Vocabulaire du micro-ordinateur

Le contenu du site s'est rapidement enrichi, comme en témoigne cette capture d'écran de la page d'accueil de juillet 2000.

Puis viennent se greffer le rapport des activités, des renseignements sur les services d'assistance à la francisation ainsi qu'une Foire aux questions linguistiques et terminologiques. Le site sert également à recueillir les commentaires du public à propos de termes à l'étude, à présenter les avis linguistiques et terminologiques de l'Office et à faire la promotion des campagnes d'information. Deux ans après sa création, la structure et la présentation visuelle du site subissent une refonte complète.

Devenu au fil du temps l'un des espaces virtuels les plus achalandés de l'Administration québécoise, le site de l'Office constitue aujourd'hui un véritable portail sur la langue française. Ainsi, le public y accède gratuitement au Grand dictionnaire terminologique, à la Banque de dépannage linguistique, à la base de données Produits informatiques en français (PIF), au Banc d'évaluation technolinguistique de produits informatiques (Bétel) et à la Banque de noms de lieux du Québec. Entreprises, Administration, consommateurs, travailleurs et candidats aux ordres professionnels y trouvent de l'information sur leurs obligations ou sur leurs droits linguistiques. L'internaute peut enfin y suivre les actualités et accéder à des liens utiles pour compléter son tour d'horizon du cyberespace francophone.



Capsule du 2 décembre 2011

QUAND L'OFFICE SERT DE MODÈLE

Page couverture de la Metodologia de la recerca terminològica

C'est en 1984 qu'a été publiée la version catalane de la Méthodologie de la recherche terminologique, ouvrage de l'Office rédigé par Pierre Auger et Louis-Jean Rousseau.

Que ce soit en matière de terminologie, de francisation ou d'aménagement linguistique, le Québec fait figure d'innovateur depuis la création de l'Office de la langue française, en 1961. L'expertise de l'Office en matière de langue française est généralement reconnue, mais son rayonnement dépasse largement les pays francophones. Ses travaux ont d'ailleurs inspiré de nombreux organismes linguistiques de par le monde.

Bien sûr, la coopération de l'Office avec ses partenaires naturels, notamment la France, la Belgique, la Suisse ou d'autres pays francophones, s'exerce au premier chef dans le champ de la promotion et du développement du français. Mais l'Office fait aussi connaître à l'étranger la politique linguistique du Québec et partage son expertise en matière d'aménagement linguistique, de terminologie, de législation linguistique et de recherche sociolinguistique. Il a ainsi développé au fil du temps des liens avec d'autres organismes dans le monde qui s'intéressent à ces questions.

Page 9 de la revue L'Heura

La Charte de la langue française, présentée en 1990 aux lecteurs d'une revue catalane.

Il s'agit souvent d'organismes qui veillent au maintien et au développement de langues en situation minoritaire, tels le basque, le gallois ou le catalan. À l'occasion de visites à l'Office, de missions d'études ou de stages, plusieurs organisations ont ainsi tiré du projet québécois d'aménagement linguistique des connaissances pratiques qu'elles ont par la suite mises en application.

Dès le début des années 80, la Catalogne en particulier a beaucoup puisé dans l'expérience québécoise : stages de terminologie à l'Office en vue de revitaliser la langue catalane, traduction et publication en catalan de la Méthodologie de la recherche terminologique, création de TERMCAT (Centre catalan de terminologie), adaptation au contexte catalan du processus de francisation des entreprises et de l'Administration, échanges en matière de technologies de l'information, etc.

Page couverture de la Revue d'aménagement linguistique sur l'aménagement linguistique en Chine

L'expérience du Québec en matière d'aménagement et de législation linguistiques a même inspiré la Chine.

Même la Chine, qui a adopté en 2000 la Loi sur l'écriture et la langue communes nationales, a tiré profit d'échanges soutenus avec l'Office, notamment en matière de législation linguistique.

L'action innovatrice de l'Office et le rayonnement de ses travaux se sont également manifestés dans le domaine de la terminologie. Depuis sa création, la Banque de terminologie du Québec, aujourd'hui Le grand dictionnaire terminologique, a servi de référence. C'est ainsi que, dans les années 90, l'Office a conseillé le Brésil en vue de la mise en place d'un répertoire de terminologie.

 



Capsule du 3 novembre 2011

Les MÉrites du franÇais, une tradition de reconnaissance

Image du trophée des Mérites

Au printemps 2012, à l'occasion de la Soirée des Mérites et des prix Francopub, l'Office québécois de la langue française soulignera les réalisations exemplaires de personnes et d'organisations diverses qui font rayonner le français au travail, dans le commerce, dans les technologies de l'information, dans la culture, dans la toponymie et auprès des personnes immigrantes. Voilà près de 25 ans que les Mérites du français rassemblent et récompensent les acteurs publics engagés en faveur de la langue française.

Ces distinctions, qui touchent aujourd'hui toutes les sphères de la société québécoise, ont connu des débuts modestes. En 1988, l'Office de la langue française s'associe au Conseil pédagogique interdisciplinaire du Québec qui, à l'occasion de la Semaine du français, attribue les Mérites du français en éducation, destinés au milieu de l'enseignement. Deux ans plus tard, l'Office remet pour la première fois ses Mérites du français au travail, qui récompensent les réalisations remarquables d'entreprises québécoises. S'y ajoute en 1992 le Mérite du français dans la culture, décerné conjointement par les grandes associations d'artistes et de créateurs du Québec, dont l'Union des écrivaines et des écrivains québécois.

L'année 1997 marque la création du Mérite de la langue française qui, en hommage au « père de la loi 101 », devient en 1999 le prix Camille-Laurin. Cette distinction convoitée souligne l'engagement d'une personne à l'égard de l'usage et de la qualité du français dans sa sphère d'influence.

C'est aussi en 1997 que l'Office ajoute un volet informatique à ses prix. L'année suivante, en partenariat avec les principales associations du secteur, il institue les Mérites du français dans les technologies de l'information, dont les lauréats deviennent chaque année les finalistes de l'Octas du français, attribué par le Réseau Action TI. En 1998 sont créés les Mérites en francisation des personnes immigrantes, décernés par le ministère de l'Immigration et des Communautés culturelles. La Commission de toponymie se joint au mouvement en 2005. Enfin, l'exercice 2011-2012 voit un autre partenaire de renom s'associer à l'Office québécois de la langue française : la Fédération des chambres de commerce du Québec, organisatrice du prestigieux concours des Mercuriades.

Date de la dernière mise à jour : 9 décembre 2011
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