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Les mots sont comme des pierres à feu

« Les mots sont comme des pierres à feu : inertes en eux-mêmes au premier abord, ils dégagent des étincelles quand on les frotte ensemble d’une certaine façon. Petites lumières tremblotantes dans la noirceur de l’indifférence, ces étincelles surprennent, retiennent l’attention, intriguent, attirent, et voilà qu’on s’en rapproche et qu’on chemine avec elles, étonnés de tout ce qu’elles nous font voir qu’on ne voyait pas. Étonnés des suppléments de sens qu’on n’avait jamais soupçonné que ces mots-là pouvaient contenir. »

Extrait d’une chronique de Guy Ferland intitulée « Il n’y a pas que la brique; il y a le mortier aussi », dans La force des mots, no 10, décembre 2002.

Rédacteur et journaliste émérite, Guy Ferland (1935-2003) a travaillé pendant plus de 25 ans au Service des communications de la Confédération des syndicats nationaux. Tout au long de sa carrière, il s’est voué à la défense de la langue française, préconisant la rigueur de la pensée et la transparence de l’expression écrite.