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« Sera-t-elle la prochaine chef du parti? »

La féminisation des appellations de personnes est une préoccupation qui n’est pas nouvelle au Québec. Dès 1986, l’Office avait recommandé, dans le cas de chef, de recourir à la forme épicène (une forme qui est la même dans les deux genres) et de marquer le féminin par l’article (la chef, une chef). Dans son récent ouvrage sur le sujet, Avoir bon genre à l’écrit, l’Office retient encore ce féminin. Cette recommandation a été largement suivie au Québec, et cela depuis longtemps. On trouve d’ailleurs cet emploi largement répandu en Belgique et en France même si les ouvrages de référence français tardent à l’enregistrer.

En Suisse, en revanche, on a préféré le féminin cheffe qui est aujourd’hui bien implanté dans l’usage. Il est intéressant de noter que cheffe est parfois attesté au Québec, notamment sous la plume de journalistes. Mais que ce soit la chef ou la cheffe, on peut conclure que les Québécois et les Québécoises ont clairement opté pour marquer le féminin.

Pour en savoir plus sur la question de la féminisation des appellations de personnes, nous vous invitons à consulter les articles regroupés sous le thème de la Féminisation dans notre Banque de dépannage linguistique. Vous pouvez également lire ou relire nos textes archivés Oui à la féminisation, non à administrateure, directeure, chroniqueure...!, Madame la mairesse ainsi que Haute-commissaire. Nous vous invitons enfin à vous reporter à nos ouvrages Le français au bureau, dans lequel tout un chapitre est consacré à la féminisation et à la rédaction épicène (p. 821 à 834), et Avoir bon genre à l’écrit, qui porte entièrement sur ces questions.