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« Pour faire face à la problématique, deux solutions sont possibles… »

La grande popularité que connaît le mot problématique depuis quelques années s’inscrit sans doute dans cette tendance générale à recourir à des formules lourdes, ronflantes, ampoulées, comme si la simplicité faisait moins sérieux. Dans le répertoire des termes employés par ceux qui manient si bien ce qu’on appelle la langue de bois, le mot problématique figure en bonne place. Mais rappelons-nous que ce terme désigne un ensemble de problèmes qui se posent par rapport à un sujet déterminé. Ainsi, on pourra parler d’un problème de congestion sur la route à l’heure de pointe mais de la problématique du réchauffement climatique.

Par ailleurs, certains ouvrages de difficultés signalent un emploi quelque peu abusif de problème, peut-être sous l’influence de l’anglais problem. Pour varier ou nuancer nos propos, pourquoi ne pas préférer, selon le contexte, d’autres mots comme obstacle (nous n’avons pas rencontré d’obstacle), difficulté (sans difficulté, ou sans peine, aisément) ou incident, ennui (ils sont arrivés sans incident, sans ennui), empêchement (un empêchement l’a contraint d’annuler son voyage) ou encore affaire (Ça, c’est ton affaire!)?

Pour en savoir plus sur cette question, nous vous invitons à consulter l’article Problème et problématique de notre Banque de dépannage linguistique. Quant à l’expression langue de bois, vous la trouverez dans notre Grand dictionnaire terminologique.