Pourquoi pas en français?
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Qui a dit que les mushers n’étaient pas des meneurs de chiens?

L’utilisation du traîneau à chiens est ancestrale au Canada. Pendant des années, c’était le seul moyen de locomotion des habitants du Nord canadien. Depuis, la promenade et la course en traîneau à chiens, maintenant considérée comme un sport de compétition, sont devenues des activités de loisir très populaires en hiver. L’élevage, l’entraînement des chiens de traîneau, et surtout la conduite d’un attelage exigent le grand savoir-faire de celui, ou de celle, qu’on appelle meneur ou meneuse de chiens.

En français, le terme anglais musher est souvent employé pour désigner la personne qui conduit un attelage de traîneau à chiens. Cet usage s'explique par des faits sociohistoriques. Le mot musher est un dérivé de mush, terme anglais qui vient d’une déformation phonétique, par les Canadiens anglais, de l'expression française marche! marche!, l'ordre donné aux chiens de traîneau par les francophones du Nord canadien pour les faire avancer. Celui qu’on nomme musher est un meneur de chiens.

L’emploi généralisé de l’emprunt musher ou des variantes partiellement francisées musheur et musheuse ne justifie pas leur emploi dans la mesure où plusieurs termes sont déjà disponibles en français. Les emprunts sont donc aujourd’hui à remplacer par les termes français meneur de chiens et meneuse de chiens, ou dans certains contextes, par conducteur (ou conductrice) de traîneau à chiens ou conducteur (ou conductrice) de chiens. Pilote d’attelage est également un terme approprié, utilisé notamment lors des compétitions. Marcheur et marcheuse ont déjà été proposés pour remplacer les emprunts, mais ils ne se sont pas implantés dans l’usage.

Nous vous invitons à consulter la fiche meneur de chiens dans notre Grand dictionnaire terminologique.