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Cabinet fantôme

L'attention médiatique ces jours-ci se porte sur la composition du cabinet fantôme de l'opposition à l'Assemblée nationale. Cette réalité est un héritage du parlementarisme britannique qui la connaît sous le nom de shadow cabinet. C'est ainsi que l'on désigne la composition dans l'opposition d'un cabinet parallèle au cabinet issu de la majorité. Chacun des députés membres d'un cabinet fantôme ayant pour rôle d'être le porte-parole du parti de l'opposition dans un domaine déterminé, on dit souvent « le critique en matière de... ». Par ailleurs, ce substantif critique dans le vocabulaire politique, même s'il nous vient de l'anglais critic (health critic, education critic, etc.), rend bien le rôle des membres d'un cabinet fantôme, qui est avant tout de se montrer critiques envers la politique gouvernementale. Cette extension d'un emploi généralement associé à la littérature, aux arts, au cinéma, etc., n'entraîne, du reste, aucune confusion ou ambiguïté.

Et si le terme cabinet fantôme renvoie généralement au parti qui constitue l'opposition officielle, rien n'interdit la composition d'un cabinet fantôme pour un tiers parti dès lors que le nombre de ses élus le permet. Enfin, au pluriel, on écrira des cabinets fantômes.

Pour en savoir plus, nous vous invitons à consulter les fiches cabinet fantôme et porte-parole de l'opposition dans notre Grand dictionnaire terminologique.

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