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Doit-on toujours se méfier de la fameuse « glace noire »?

On trouvait quelques rares attestations de cette expression dans les journaux au début des années 1990, mais ce n’est que depuis une vingtaine d’années qu’elle s’est vraiment généralisée au Québec sous l’influence des médias. Le terme glace noire est probablement une traduction littérale de l’anglais black ice – nos voisins anglophones connaissent les mêmes conditions hivernales que nous –, mais est-il pour autant à condamner? À la lumière d’une documentation plus vaste, le statut de glace noire a été modifié il y a quelques années dans Le grand dictionnaire terminologique, et le terme est maintenant accepté. D’une part, on ne peut rien reprocher à la formation de cette dénomination en français. D’autre part, le terme s’emploie déjà dans le vocabulaire de l’alpinisme en parlant de la glace qui recouvre les rochers, et des géographes québécois l’ont également retenu pour désigner une mince couche de glace transparente sur les lacs. Parler de glace noire dans le contexte d’une chaussée verglacée n’est donc qu’un autre emploi d’un terme déjà attesté dans le même sens dans d’autres vocabulaires.

Pour en savoir plus, nous vous invitons à consulter la fiche glace noire dans notre Grand dictionnaire terminologique.