La capsule
Imprimer

Madame la mairesse

Le choix de l’appellation féminine de la fonction de maire semble s’être fixé sur mairesse au Québec, comme en Suisse romande d’ailleurs. En France, même si le masculin (le maire, madame le maire) reste encore le plus courant, on constate que la forme épicène (c’est-à-dire une forme qui ne varie pas selon le genre) commence à se répandre dans le monde municipal (la maire). En Belgique, les deux appellations la mairesse et la maire sont admises, tout comme au Québec.

On constate donc que plusieurs variantes (le ou la maire, la mairesse, madame le maire) coexistent pour le moment dans la francophonie à côté d’autres termes comme bourgmestre, qu’on trouve d’ailleurs de plus en plus attesté au féminin (la bourgmestre) et qui désigne l’équivalent de la fonction de maire, notamment en Belgique et en Suisse. Peut-on penser que le nombre grandissant d’élues contribuera à fixer dans l’avenir un usage prédominant pour ces titres de fonction au féminin? Dans le domaine de la politique, comme dans bien d’autres, le choix des appellations féminines relève souvent de considérations à la fois linguistiques et sociologiques.

À ce propos, rappelons que le Québec a rapidement adopté les appellations féminines de fonction comme la députée, la ministre, la gouverneure générale, etc.

Pour en savoir plus sur les formes féminines des appellations de personnes, nous vous invitons à consulter la section Féminisation de notre Banque de dépannage linguistique dans laquelle vous trouverez une liste alphabétique exhaustive des formes féminines ainsi qu’une présentation des principes qui ont servi à l’élaboration de cette liste. Vous y trouverez également un article sur les noms féminins en -eure et un autre sur les raisons d’éviter les graphies tronquées par l’emploi de parenthèses, d’un trait d’union, d’une barre oblique ou d’un E majuscule pour inclure les formes féminines dans un texte.

 

Archives Fermer