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Pandémie de grippe A (H1N1) et vaccination

Les autorités sanitaires déploient en ce moment de grands moyens pour faire face à la pandémie de grippe A (H1N1). Un flot d’informations nous arrive, mais dans un jargon parfois hermétique pour le commun des « mortels ». Voici quelques notions traitées dans notre Grand dictionnaire terminologique qui pourraient vous aider à décoder plus aisément le discours autour de ce phénomène.

Virus et antivirus

C’est ainsi que dans les explications sur le développement de l’influenzavirus, on a appris que pour qu’il y ait eu transmission interhumaine , le virus présent chez l’animal a dû se recombiner avec un autre virus, humain cette fois, pour résulter en un virus réassorti, jusque-là inconnu d’où la désignation de virus émergent. Dans le cas spécifique de l’influenzavirus A (H1N1), il s’agit donc d’un virus humanisé. On sait aussi que pour lutter contre ce virus, on a recours à un médicament antiviral ou, substantivement, un antiviral, désignation d’une substance active qui combat un virus, comme le Tamiflu.

Face à la menace de pandémie, et par principe de précaution, le gouvernement a stocké massivement de ces antiviraux et commandé des millions de doses de vaccins pour être en mesure de répondre aux besoins découlant d’une pandémie, et ce, en toute sécurité pour la population. Ces actions devraient faire échec au marché illicite et hautement dangereux des médicaments ou des vaccins contrefaits.

Pandémie et vaccination de masse

Maintenant que la période d’alerte pandémique est dépassée, que la phase pandémique 6 a été atteinte, et donc que l’état de pandémie de grippe a été déclaré, l’administration d’un vaccin pandémique, dans ce cas-ci le vaccin anti-H1N1, que l’on souhaite administrer à l’ensemble de la population, est devenu un sujet récurrent. Nous sommes maintenant au cœur d’une campagne de vaccination de masse, mesure qui a donné lieu, dans un même temps, à certaines manifestations de vaccinophobie malgré le fait que les autorités aient précisé qu’il ne s’agissait pas d’une vaccination obligatoire mais plutôt d’une vaccination prioritaire, avec ou sans adjuvant.

État d’urgence sanitaire et gestion de la pénurie

Si la situation devait s’aggraver, les autorités pourraient être amenées à décréter l’état d’urgence sanitaire qui autoriserait l’instauration de mesures exceptionnelles, dont la quarantaine par exemple. L’ampleur de la pandémie pourrait mener à une gestion de la pénurie, qui établirait les priorités dans la gestion des ressources tant matérielles qu’humaines.

Pour en savoir plus sur ces quelques notions et bien d’autres qui risquent d’être de plus en plus présentes dans notre quotidien au cours des prochaines semaines, nous vous invitons à consulter notre Vocabulaire de la pandémie de grippe A (H1N1) et de la vaccination.