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Le virus du Nil occidental, souvent abrégé en virus du Nil dans la langue courante et désigné par le sigle VNO pour les initiés, a été ainsi appelé d'après le nom de la région, le Nil occidental, située au centre de l'Afrique, où il a fait son apparition il y a plus de 60 ans. Depuis, le virus s'est manifesté dans plusieurs régions du monde, et sa présence a été décelée au Québec en 2002.
Il faut dire également que ce virus ne doit sa notoriété qu'à nos amis les maringouins, puisque ce sont eux qui servent d'intermédiaires entre l'oiseau infecté et l'humain. Une raison de plus de les aimer!
Mais voyons le bon côté des choses. Ce danger potentiel
a fait entrer dans notre vocabulaire des mots qui, sans lui, seraient
encore inconnus de bon nombre d'entre nous. La lutte contre la propagation
du virus, nous aura fait connaître des termes comme larvicide,
construit sur le modèle d'insectide, d'herbicide,
etc., qui désigne une substance utilisée pour éliminer les larves,
en l'occurrence, celles des moustiques. On a aussi abondamment parlé
de l'utilisation d'insectifuges, ces produits qui éloignent
les moustiques à la différence des insecticides qui les
tuent. Ces produits insectifuges sont couramment dénommés chasse-moustiques
au Québec. Le terme est bien construit; il ne figure cependant pas
dans les dictionnaires généraux dans lesquels, par contre, on peut
encore trouver le mot chasse-mouches, sur le même modèle,
pour désigner un petit balai que l'on agite pour éloigner les mouches.
Le terme antimoustiques comme nom ou adjectif, écrit de
préférence en un mot, est également attesté ici et ailleurs dans
la francophonie.
On peut aussi consulter à ce sujet Le
grand dictionnaire terminologique.
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