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Mission
et rôle |
L’Office québécois de la langue française publie son premier rapport sur l’évolution de la situation linguistique au Québec |
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Québec et Montréal, le 5 mars 2008. - L’Office québécois de la langue française est fier de présenter aujourd’hui son premier rapport sur l’évolution de la situation linguistique au Québec. Ce bilan, qui s’appuie sur 18 fascicules et études, permet de prendre la juste mesure de la place occupée par le français et les autres langues au Québec. C’est avec enthousiasme que l’Office remet cet outil de travail au gouvernement, et plus particulièrement à la ministre responsable de l’application de la Charte de la langue française, comme le prévoit l’article 160. Ce rapport rend compte de façon factuelle et objective de données provenant, pour une bonne part, des recensements de 1991 à 2006. Il constitue une source unique d’information qui devrait permettre au gouvernement et à la société québécoise de poser un regard attentif et vigilant sur l’état actuel du français au Québec et d’alimenter leur réflexion sur son avenir. Cela dit, on a néanmoins assisté à un progrès continu de l’attraction et de la vitalité du français, au cours de la dernière décennie. À cet égard, on observe notamment que :
Par ailleurs, de 1991 à 2001, dans l’ensemble du Québec, le groupe de langue maternelle française est demeuré le plus actif des trois groupes linguistiques et a conservé sa part des emplois. Aussi, il a accusé le taux de chômage le plus bas et a rattrapé, entre 1970 et 2000, le groupe de langue anglaise pour ce qui est des revenus. Cela dit, les personnes actives de langue française étaient, en général, moins bilingues et elles affichaient des taux de diplomation et de professionnalisation plus faibles que ceux des autres groupes linguistiques. Enfin, les étudiants de langue française demeuraient sous-représentés dans les universités par rapport au poids relatif de la population de langue maternelle française. Quant à l’utilisation du français au travail, la francisation des milieux de travail a fait des progrès considérables au Québec depuis 30 ans. Cette francisation n’empêche cependant pas l’anglais d’occuper une place dans la vie professionnelle des Québécois. Ainsi, plus on se rapproche de l’île de Montréal, moins le français est utilisé seul au travail. Selon les données de 2001, alors qu’à l’extérieur de la RMR, 92,8 % de la main-d’œuvre, toutes langues maternelles confondues, travaillaient uniquement ou principalement en français, 72,4 % et 64,8 % des travailleurs se trouvant dans la région métropolitaine et dans l’île étaient dans cette situation. Enfin, 24,6 % des personnes travaillant dans l’île employaient uniquement ou principalement l’anglais. Les membres de l’Office tiennent à souligner la contribution du Comité de suivi de la situation linguistique dans l’examen des fascicules et des études ayant servi à la rédaction de ce document et à remercier les ministères et les organismes qui ont généreusement participé à son enrichissement en donnant accès à leurs données et en assurant le précieux concours de leurs spécialistes. On peut consulter le rapport, ainsi que les fascicules et les études s’y rattachant, en cliquant sur l’onglet Suivi de la situation linguistique dans le site de l’Office québécois de la langue française (www.oqlf.gouv.qc.ca), ou en commander un exemplaire en communiquant avec la Direction des communications par téléphone au 1 888 873-6202, par télécopieur au 514 864-0933 ou par courriel à info@oqlf.gouv.qc.ca. Créé en 1961, l’Office définit et conduit la politique québécoise en matière d’officialisation linguistique, de terminologie ainsi que de francisation de l’Administration et des entreprises.
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