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Nos nouveaux concitoyens
Le Québec a accueilli en moyenne 27 000 immigrants
par année depuis la Deuxième Guerre mondiale, soit tout près d'un
million et demi de personnes. Compte tenu des départs et des décès,
la population immigrée résidant au Québec se chiffrait, en 1996,
à 664 500 personnes.
D'où viennent-ils ?
Essentiellement limitée à l'Europe et aux États-Unis
jusqu'aux années 60, l'immigration s'est depuis diversifiée puisque
environ la moitié des immigrants qui vivent maintenant au Québec
sont originaires d'autres pays. Actuellement, les nouveaux immigrants
viennent surtout d'Haïti, du Liban, de France, de Chine et de Roumanie.
Qui sont-ils ?
La population immigrée compte un peu plus de femmes
(50,4 %) que d'hommes (49,6 %). Elle est aussi plus âgée,
en moyenne, que la population non immigrée étant donné qu'un bon
nombre d'immigrantes ont leurs enfants une fois établies au Québec
; ces enfants ne sont donc pas comptés dans la population immigrée.
Depuis trente ans, environ le tiers des nouveaux
immigrants maîtrisent le français au moment où ils arrivent au Québec,
et on a vu diminuer régulièrement la proportion de ceux qui connaissent
l'anglais à leur arrivée. Parmi les immigrants établis au Québec,
52,7 % connaissaient le français en 1971 ; cette proportion
a graduellement augmenté, atteignant 72,9 % en 1996.
Où vont-ils ?
La grande majorité des immigrants admis au Québec
choisissent de s'établir dans la région de Montréal et plus particulièrement
sur le territoire de la Communauté urbaine de Montréal (CUM). En
fait, c'est maintenant 70 % des immigrants établis au Québec
qui y habitent et ils représentent 26,7 % de la population
de l'île de Montréal. Avec Laval et toutes les villes de banlieue,
cette région regroupe 88,3 % des immigrants du Québec.
Table des matières du dossier Immigration
De Corée au Québec,
Gloria Escomel
Une question d'attitude,
Gloria Escomel
Une sorte de prêt sans intérêt
(sur la notion de l'emprunt linguistique), Denis Dumas
À l'école de la vie québécoise,
Denyse Therrien
Source : Infolangue, volume 3, numéro 2, printemps
1999
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