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Rappel quant à l’affichage officiel des noms de rues
Les questions entourant l’affichage des noms de rues incitent l’Office québécois de la langue française et la Commission de toponymie à rappeler les dispositions de la Charte de la langue française applicables en la matière.
La Charte prévoit expressément que l’affichage odonymique doit être en français, mais qu’une municipalité peut, pour désigner les voies de communication sur son territoire, utiliser un élément spécifique qui n’est pas français (Sherbrooke ou Maple) si celui-ci présente un intérêt certain en raison de sa valeur culturelle ou historique pour désigner une voie de communication. Dans ce cas, ce nom doit légalement être accompagné d’un terme générique de langue française comme « rue » ou « boulevard ». Cette exigence s’applique aussi à tous les noms de rues en vertu des règles d’écriture et des normes de la Commission de toponymie.
Par ailleurs, comme la Charte prévoit aussi que certaines municipalités et certains arrondissements dits « reconnus » peuvent afficher à la fois en français et dans une autre langue, leur affichage odonymique peut comprendre un terme générique (rue, boulevard) en français et un autre en anglais pourvu qu’on accorde la prédominance au français, c’est-à-dire la préséance du texte français sur le texte anglais et que l’on respecte l’intégrité du nom officiel.
L’Office et la Commission de toponymie préconisent de donner préséance au français, notamment en inscrivant un ensemble générique français et spécifique au-dessus d’un autre ensemble spécifique et générique anglais.
| Par exemple : |
Rue Maple |
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Maple Street |
Il peut y avoir d’autres façons d’accorder prédominance au français, comme dans l’exemple ci-dessous :
mais une simple formule charnière, donnant égale importance au français et à l’anglais, ne peut être considérée comme une façon de faire qui respecte l’exigence de la prédominance du français,
| par exemple : |
Rue Maple Street |
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| ou |
Rue
Maple
Street
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Nous souhaitons que ces quelques renseignements
apporteront des précisions suffisantes pour permettre aux municipalités
et aux arrondissements concernés de prendre des décisions bien éclairées
comme l’ont déjà fait plusieurs municipalités québécoises.
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