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Chroniques de la cyberpresse - Le bestiaire d'Internet
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Les langues de spécialité, les vocabulaires techniques, comprennent fréquemment des termes qui appartiennent, à l'origine, au domaine de la zoologie et à celui de l'anatomie, animale ou humaine. Nous allons voir que le vocabulaire d'Internet n'échappe pas à la règle et que ces métaphores y sont nombreuses.

Parmi les animaux qui se promènent sur l'autoroute électronique, on a en effet déjà rencontré le gopher, en français gaufre, chien de prairie ou spermophile, petit rongeur qui a donné son nom à un système de recherche auquel on conserve en français son appellation anglaise; on a aussi rencontré la fouine, qui désigne familièrement un mordu ou une mordue de l'informatique. Le furet, lui, n'y court pas, mais le furetage s'y pratique : c'est un synonyme de navigation. Il y a aussi des fureteurs et on peut y fureter. Mais les pointeurs qu'on peut croiser dans Internet ne tirent pas leur désignation des chiens d'arrêt du même nom : ce synonyme de lien hypertexte et de marqueur dérive directement du verbe pointer.

Mais que fait l'escargot dans le vocabulaire d'Internet? Eh bien, puisqu'il n'atteint pas la vitesse minimale sur l'autoroute, il sert à qualifier le « service postal ordinaire caractérisé par sa lenteur en comparaison avec le courrier électronique ». On l'appelle donc par dérision courrier escargot, ou, avec une pointe d'ironie supplémentaire, escargotique, qui reprend de façon plaisante le suffixe -tique fréquent dans la terminologie des techniques de pointe. En anglais, c'est le snail mail, qui forme une allitération amusante.

Des invertébrés, passons rapidement aux insectes, et saluons au passage les butineurs; toutefois, ce mot est considéré comme un concurrent inutile de navigateur Web.Haut de page

En terminant par le domaine anatomique, on relève des termes comme backbone, dont l'équivalent français est réseau national d'interconnexion qui a pour synonyme dorsale. Par ailleurs, dans une adresse Internet, on appelle domaine de tête un « domaine Internet qui indique le niveau hiérarchique le plus haut ».

C'est ainsi que le zoomorphisme et l'anthropomorphisme lexicaux ne sont pas absents du cyberespace...

Article déjà publié dans Les chroniques de la cyberpresse

Recherche terminologique : Marcel Bergeron et Corinne Kempa
Rédaction : Noëlle Guilloton
juin 1997

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