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Article terminologique - La faune d'Internet
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« Dis-moi qui tu hantes (ou qui tu fréquentes), je te dirai qui tu es », prétend le proverbe. Étant donné que le réseau Internet est de plus en plus fréquenté par toutes sortes de gens, il peut être utile de savoir à qui on a affaire, et en français de préférence.

Comme dans le domaine de l'informatique en général, on entend souvent parler des hackers. Cette dénomination anglaise recouvre deux sens. Premièrement, il peut s'agir d'« une personne passionnée d'informatique qui, par jeu, curiosité, défi personnel ou par souci de notoriété, sonde, au hasard plutôt qu'à l'aide de manuels techniques, les possibilités matérielles et logicielles des systèmes informatiques afin de pouvoir éventuellement s'y immiscer ». Dans ce cas, on parle de mordu de l'informatique, ou, plus familièrement, de bidouilleur ou bidouilleuse, ou même de fouine. L'autre sens de hacker, qui a en anglo-américain pour synonyme le mot-valise cracker, formé de computer et de hacker, est celui de pirate informatique, ou pirate tout court, ou, plus familièrement, braqueur ou braqueuse informatique. Il s'agit dans ce cas de « criminel informatique qui exploite les failles dans une procédure d'accès pour casser un système informatique, qui viole l'intégrité de ce système en dérobant, altérant ou détruisant de l'information, ou qui copie frauduleusement des logiciels ».

Mais il y a aussi d'autres types d'internautes : on a déjà parlé des novices ou cybernovices; il ne faut pas les confondre avec les internouilles. Cette appellation péjorative désigne en effet, dans la bouche des passionnés d'Internet, le simple « internaute qui utilise le réseau dans un but strictement pratique et qui considère l'ordinateur comme un outil et non comme une façon de vivre ». En anglais, on le baptise luser, jeu de mots formé à partir de loser, « perdant », et de user, « utilisateur ». Le mot-valise nultilisateur, nultilisatrice, est formé sur un modèle semblable, et on relève aussi l'appellation internul, internulle, guère plus flatteuse...

La faune d'Internet est également composée de badauds et de badaudes, et, attention!, de flingueurs et de flingueuses, de tireurs et de tireuses...

Et même si certains pensent peut-être encore qu'Internet est une branche d'Interpol, il semble qu'il n'y ait toujours pas beaucoup de « cyberpoliciers » dans le réseau.

Article déjà publié dans Les chroniques de la cyberpresse

Recherche terminologique : Marcel Bergeron, Corinne Kempa et Carole Verreault
Rédaction : Noëlle Guilloton
juin 1997

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