Site de l'Office québécois de la langue française

Barre de navigation Accueil Plan du site Courrier Coordonnées English section Site officiel du Gouvernement du Québec

 Publications et services linguistiques
 Bibliothèque virtuelle
 Technologies de l'information
 Testez vos connaissances
 Jeux linguistiques
 Données sociolinguistiques
 Liens utiles

Page du GDT et de la BDL

Recherche dans le site
Article terminologique - Web
Imprimer

 Accueil | Technologies de l'information | Chroniques

On sait qu'Internet est un immense réseau informatique. Plus précisément, c'est un ensemble de ressources textuelles, graphiques, sonores, vidéo, etc., organisées et indexées. Pour organiser ces ressources, on fait appel à différents systèmes, et pour accéder à ces ressources, on utilise divers outils de recherche. L'un des systèmes les plus connus, qu'on qualifie de véritable univers multimédia, est désigné en anglais par l'expression World Wide Web, ce qu'on pourrait traduire mot à mot par quelque chose comme « toile de dimension mondiale ». C'est, d'après Québec-Science, un outil « comparable à un immense dictionnaire indexé en mode hypertexte, [...] comportant quelque cinq millions de pages, reliées entre elles par des mots clés soulignés ou en caractères gras. En cliquant sur l'un de ces mots, on passe à une autre page du dictionnaire, laquelle est aussi parsemée de mots clés sur lesquels on clique pour passer à une autre page... et ainsi de suite. »

L'expression World Wide Web étant assez longue, et les Américains raffolant des abréviations, on la voit le plus souvent, dans la documentation, écrite sous une forme raccourcie : WWW, Web ou W3. En français, ce sont ces deux dernières abréviations qu'on a empruntées, Web et W3, et qu'on écrit avec un w majuscule, en leur donnant valeur de noms propres. L'emprunt de la forme World Wide Web dans son entier et celle de WWW auraient évidemment été difficiles à intégrer sur le plan phonétique. En revanche, l'appellation W3 rappelle, par sa forme, d'autres appellations alphanumériques du genre G7 ou K2, qui sont cependant motivées différemment. Quant à Web, il semble que ce soit un emprunt destiné à s'intégrer au français en produisant dérivés et composés (webmestre, webtélépage Web, etc.). Il faut reconnaître en outre que des équivalents français plus transparents qui ont été proposés pour remplacer World Wide Web, comme système d'information planétaire, qui pouvait donner le sigle SIP, n'ont guère eu de succès jusqu'à présent à moins qu'hypertoile, création courte et évocatrice, qui s'abrège même en toile, ne réussisse à s'imposer.

Alors, en attendant, pour désigner ce « système basé sur l'utilisation de l'hypertexte, qui permet la recherche d'information dans Internet, l'accès à cette information et sa visualisation », va pour Web ou W3!

Article déjà publié dans Les chroniques de la cyberpresse

Recherche terminologique : Corinne Kempa
Rédaction : Noëlle Guilloton
décembre 1997

 Accueil | Technologies de l'information | Chroniques | Haut de page

Imprimer

Portail du Gouvernement du Québec