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Dossier linguistique - Immigration

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De Corée au Québec
Gloria Escomel

La plupart des Coréens sont arrivés au Canada encouragés par un programme d'aide aux investisseurs étrangers, lancé en 1986. La majorité d'entre eux (50 000) se sont installés à Toronto, ayant appris l'anglais comme langue seconde à l'école. Mais ils sont environ 4000 à Montréal. S'adaptent-ils au fait français ?

Mme Seong-Sook Yim, qui est professeure à l'Université de Montréal en communications internationales ainsi qu'au Centre d'études d'Asie de l'Est, et vice-présidente de la Communauté coréenne, a soutenu une thèse - passionnante - sur le processus d'intégration de ses compatriotes.

« La difficulté de l'apprentissage du français doit être comprise dans le cadre de leurs conditions d'arrivée, explique-t-elle : ils ont 24 mois pour acheter un commerce et y employer un Québécois. Dès leur arrivée, la communauté coréenne les aide à s'installer et à s'intégrer. Environ 75 % d'entre eux sont des universitaires : ce ne sont pas les capacités qui leur manquent pour apprendre le français, mais le temps. Or, les méthodes des cofis sont aux antipodes des leurs, qui commencent par l'apprentissage de la grammaire. Ils abandonnent les cours et s'installent surtout dans les quartiers anglophones. Ces derniers étant déjà saturés de dépanneurs coréens, les commerçants s'établissent actuellement dans des quartiers francophones. Bien que leur méconnaissance du français leur attire parfois des réactions très 'émotives' de la part de certains Québécois, ils sympathisent davantage avec eux qu'avec les anglophones. C'est pourquoi j'ai créé des cours spéciaux de français donnés dans nos locaux communautaires. Ils y font des progrès rapides, et leurs rapports avec leur clientèle francophone s'améliore. Ils veulent que leurs enfants soient trilingues : anglais, français, coréen. La deuxième génération est déjà sur cette voie. »

Source : Infolangue, volume 3, numéro 2, printemps 1999

 

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