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Suivi de la situation linguistique
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La langue du commerce et des affaires à Montréal : encore du travail à faire!

Montréal, le 1er juin 2012. – L'Office québécois de la langue française (OQLF) publie aujourd'hui cinq études portant sur la langue du commerce et des affaires ainsi que sur les langues utilisées dans Internet. Ces études s'inscrivent dans la foulée du mandat de suivi de l'évolution de la situation linguistique au Québec.

L'affichage des noms d'entreprise : un léger progrès entre 2010 et 2012

Les études révèlent qu'en 2012, 82 % des commerces affichent un nom d'entreprise conforme aux dispositions de la Charte de la langue française au centre-ville de Montréal. Il s'agit là d'une légère progression, notamment dans le cas des commerces sur rue, où la conformité de l'affichage est passée de 78 % à 85 %, de 2010 à 2012. En 2010, selon les données recueillies, ce pourcentage s'établissait à 77 % pour l'ensemble des commerces.

On peut également constater que parmi les entreprises qui dérogent à la loi, au centre-ville de Montréal, 63 % affichent des marques de commerce sans générique ou slogan en français, et ce, plus fréquemment dans les centres commerciaux que dans les commerces sur rue.

En ce qui concerne l'affichage général pour l'ensemble de l'île de Montréal, les données de 2010 montrent que presque trois commerces sur quatre, soit 72 %, affichaient tous leurs messages conformément à la Charte, alors que 28 % contrevenaient à la loi. Le français était toutefois présent sur la devanture de 94 % des commerces.

Le service en français malgré une augmentation de l'accueil bilingue

Les études révèlent aussi qu'en 2012, le service est accessible en français 19 fois sur 20, soit dans 95 % des cas, pourcentage presque équivalent à celui de 2010. Fait à remarquer : seulement 57 % des francophones disent réclamer le service en français lorsque l'offre dans la langue officielle ne vient pas spontanément.

Par ailleurs, en 2012, l'accueil se fait en français seulement dans 74 % des commerces du centre-ville de Montréal, comparativement à 89 % en 2010. C'est l'accueil bilingue (français et anglais), qui n'est pas interdit par la Charte, qui a connu la plus forte augmentation, passant de 1 % à 13 % en deux ans. Il est d'ailleurs plus fréquent les soirs et les fins de semaine ainsi que dans les commerces sur rue.

L'Office réagira concrètement

Selon la présidente-directrice générale de l'Office, Mme Louise Marchand, « ces études viennent confirmer le défi que représente notamment la francisation de l'affichage public, défi dont témoigne éloquemment le nombre de plaintes à ce sujet déposées cette année, qui a augmenté pour atteindre 46 % du volume total. » Mme Marchand a donc annoncé que l'Office agira de sa propre initiative, en entreprenant, dès cet été, une campagne de repérage des commerçants dont l'affichage déroge à la loi, et en posant des gestes concrets pour que les corrections requises soient apportées.

De plus, elle a laissé entendre qu'il était temps pour l'Office d'entreprendre d'autres démarches auprès des entreprises qui refusent d'afficher leur nom d'entreprise conformément à la Charte. « Le visage français de Montréal doit se refléter au quotidien, conformément aux prescriptions de la Charte », a-t-elle conclu, en précisant que l'Office continuera, comme il se doit, d'assurer le respect de toutes les autres obligations de la Charte.

Les prochaines étapes

Dans le contexte du suivi de la situation linguistique, l'Office poursuit ses études sur la langue du travail. Il prévoit publier son rapport vers la fin de l'automne.

Les membres de l'Office remercient tous ceux et celles qui ont réalisé les travaux de recherche. Ils tiennent aussi à souligner la contribution du Comité de suivi de la situation linguistique et de son président, M. Marc Termote, qui ont examiné les rapports d'analyse.

On peut consulter en ligne les cinq études, le résumé et les faits saillants concernant la situation linguistique en cliquant sur l'onglet Suivi de la situation linguistique, puis sur le titre Langue d'accueil, de service et d'affichage dans les commerces et langues utilisées dans les activités sur Internet, dans le site de l'Office québécois de la langue française (www.oqlf.gouv.qc.ca).

À propos de l'OQLF

Créé en 1961, l'Office québécois de la langue française veille à ce que le français soit la langue normale et habituelle du travail, des communications, du commerce et des affaires dans l'Administration et les entreprises. Il enrichit la terminologie et offre des outils et des services linguistiques. L'Office assure le respect de la Charte de la langue française et surveille l'évolution de la situation linguistique au Québec.

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Source : 
Martin Bergeron
Conseiller cadre et porte-parole
Office québécois de la langue française
514 873-6567, sans frais 1 888 873-6202

 
 

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