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Langue publique au Québec en 2016
L’Office québécois de la langue française rend publique une étude sur la langue du travail

Montréal, le 23 novembre 2017. — Dans le cadre du suivi de l’évolution de la situation linguistique au Québec, l’Office québécois de la langue française publie le premier d’une série de fascicules de l’enquête Langue publique au Québec en 2016. Cette première étude porte plus précisément sur l’usage général du français au travail en 2016. La dernière enquête par sondage sur cette question remonte à 2010.

La présente étude met en lumière le fait que, depuis près d’une vingtaine d’années, il y a eu peu de variations dans l’usage des langues au travail. La notion d’usage est définie à partir de la proportion du temps de travail en français. Le résultat obtenu suggère que la politique linguistique du Québec en matière de langue du travail n’est pas sans effet et qu’elle a contribué à maintenir ou à stabiliser la place du français dans le monde du travail au cours des deux dernières décennies, et ce, malgré l’existence de facteurs extérieurs pouvant favoriser l’usage de l’anglais.

On note donc qu’une grande majorité de Québécoises et de Québécois travaillent principalement en français. Ainsi, en 2016, 89 % des Québécoises et des Québécois travaillaient principalement en français. Plus particulièrement, plus des deux tiers (67,3 %) des travailleuses et des travailleurs du Québec déclaraient travailler de manière exclusive ou générale (90 % et plus du temps de travail) en français, alors que 21,7 % le faisaient de manière régulière (entre 50 % et 89 % du temps de travail). Ce niveau est comparable à celui mesuré en 2010, en 2007 et en 1997. De plus, au cours de cette période, l’usage du français au travail a progressé chez les travailleuses et les travailleurs allophones et anglophones.

Faits saillants :

L’étude traite du sujet sous l’angle du temps de travail effectué dans une langue. Ainsi, la proportion du temps de travail en français y est qualifiée :

  • d’occasionnelle, si cette langue est employée moins de 50 % du temps de travail;
  • de principale, si l’utilisation est de 50 % et plus du temps de travail;
  • de régulière, si cette langue est employée de 50 % à 89 % du temps de travail;
  • de générale, si le français est employé de 90 % à 99 % du temps de travail;
  • d’exclusive, dans le cas d’une utilisation à 100 % du temps de travail.
  • Le portrait que dresse cette étude portant sur l’évolution de la langue du travail au Québec est un indicateur de l’atteinte d’un des objectifs principaux de la politique linguistique mise en œuvre depuis l’adoption de la Charte de la langue française : veiller à ce que le français soit la langue habituelle et normale du travail.
  • En 2016, 89 % des Québécois et des Québécoises travaillaient principalement en français. Plus particulièrement, plus des deux tiers (67,3 %) des travailleurs et des travailleuses du Québec déclaraient travailler de manière exclusive ou générale (90 % et plus du temps de travail) en français, et 21,7 % le faisaient de manière régulière (entre 50 % et 89 % du temps de travail).
  • Parmi les facteurs qui sont associés à une plus grande proportion du temps de travail en français en 2016, mentionnons le fait d’être unilingue français ou d’avoir le français comme langue utilisée le plus souvent à la maison; d’avoir étudié en français; de ne pas occuper un poste de gestion; de travailler à l’extérieur de l’île ou de la couronne de Montréal; de travailler pour une municipalité, pour le gouvernement provincial, pour un service d’enseignement public ou privé, ou de travailler pour un organisme communautaire ou un OSBL.
  • Entre 2010 et 2016, on constate que le portrait général de la situation du français comme langue du travail a très peu changé et que les résultats sont stables. Le temps de travail en français n’a évolué de manière significative ni chez les différents groupes linguistiques, ni en fonction des variables examinées, notamment le lieu de résidence des travailleurs et des travailleuses, leur groupe d’âge, le type d’organisation pour laquelle ils ou elles travaillent ou encore la taille de l’entreprise qui les emploie.
  • Entre 1997 et 2016 inclusivement, quatre enquêtes par sondage portant notamment sur la langue du travail ont été conduites. Ces quatre temps de mesure constituent une période de près de vingt ans au cours de laquelle le monde du travail s’est considérablement modifié (mondialisation, libre-échange, Internet et nouvelles technologies de l’information). Au cours de ces années, l’usage principal du français au travail est resté stable chez les francophones, alors qu’il a augmenté chez les anglophones et les allophones. Au cours de la même période, on note cependant une diminution du pourcentage du temps de travail en français chez les personnes qui travaillent dans les grandes entreprises privées (50 employés et plus). On note également une diminution de l’usage exclusif du français au profit de l’usage général chez les personnes qui résident dans la couronne de Montréal.

La situation de la langue du travail dans la région de Montréal

  • La proportion du temps de travail en français chez les personnes travaillant sur l’île de Montréal ou dans sa couronne est moins élevée que chez celles travaillant à l’extérieur de la grande région de Montréal. Ce phénomène est sans doute attribuable dans une large mesure à la concentration des allophones et des anglophones dans cette région et au fait qu’on trouve à Montréal, métropole et plus important centre économique du Québec, plus que partout ailleurs au Québec, un plus grand nombre d’entreprises de grande taille, notamment des sièges sociaux et des multinationales.
  • 76 % des personnes travaillant sur l’île de Montréal le font principalement en français : 19,4 % exclusivement en français, 21,5 % généralement en français et 35,1 % régulièrement en français.
  • 93,4 % des travailleurs et des travailleuses de la couronne de Montréal travaillent principalement en français : 41,7 % exclusivement en français, 33,2 % généralement en français et 18,5 % régulièrement en français.
  • Entre 2010 et 2016, l’usage du français au travail est demeuré stable tant chez les personnes qui résident sur l’île de Montréal que chez celles qui résident dans la couronne de Montréal, à l’exception de la proportion de personnes résidant à Montréal et travaillant uniquement en français, qui a augmenté de 15,9 % à 21,2 %.

Méthodologie

Pour analyser la langue d’usage public, l’Office québécois de la langue française a sondé les adultes de 18 ans et plus résidant au Québec en 2016. Le questionnaire utilisé, conçu à partir de ses études antérieures et de celles du Conseil supérieur de la langue française, a fait l’objet d’une attention particulière pour que soit assuré le respect de la comparabilité des questions.

Cette étude traite de la langue du travail sous l’angle du temps de travail dans une langue, permettant ainsi au répondant ou à la répondante de préciser son interprétation de ce qu’est la langue le plus souvent utilisée au travail ou encore des langues utilisées au travail.

Liens connexes :

Suivi de la situation linguistique : www.oqlf.gouv.qc.ca/ressources/sociolinguistique/index.html

Site Web de l’Office québécois de la langue française : www.oqlf.gouv.qc.ca

Source :

Jean-Pierre Le Blanc
Porte-parole
Office québécois de la langue française
Téléphone : 514 873-6567 ou, sans frais, 1 888 873-6202
jean-pierre.leblanc@oqlf.gouv.qc.ca

Date de la dernière mise à jour : 2017-11-23

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